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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 07:14

Texte emprunté à fillederoi dans Nourriture du jour... le 25 Décembre 2013

source: http://blog.qehila.info/7/nos-articles/

Note de Liliane : C'est excellent ! A lire, méditer, user sans modération, à faire suivre c'est un fait !

CHEMINS DE PENSEES

« Cherchez le Seigneur pendant qu’il se trouve ; invoquez-Le, tandis qu’il est près. Que le méchant abandonne sa voie, et l’homme d’iniquité ses pensées ; qu’il retourne au Seigneur, qui aura pitié de lui, à notre Dieu, qui ne se lasse pas de pardonner. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit le Seigneur. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées. Comme la pluie et la neige descendent des cieux, et n’y retournent pas sans avoir arrosé, fécondé la terre, et fait germer les plantes, sans avoir donné de la semence au semeur et du pain à celui qui mange, ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche : Elle ne retourne point à moi sans effet, sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins. » (Is. 55:6-11)

Pas de commune mesure

Pour caractériser la différence abyssale qui sépare les pensés humaines des pensées de Dieu et des chemins divergents qui suivent ces pensées, le prophète Isaïe utilise en comparaison la distance du sol au ciel. Autrement dit, les visions divine et humaine n’ont aucun lien commun tant elles sont par nature incompatibles l’une avec l’autre. Néanmoins la rencontre reste possible à la condition d’une évolution de la part de l’homme qui abandonnerait ses pensées et ses voies : alors le Seigneur pardonnerait …

Un principe est posé :

les pensées de YHWH et des hommes ne sont pas miscibles, le sacré et le profane ne peuvent subsister ensemble.

Une différence essentielle est que la pensée de YHWH portée par Sa Parole se transforme toujours en actes bénéfiques ; ses voies sont des voies de sainteté, exemptes de vanité, elles conduisent à la vie. Celles de l’homme courent au néant, même si elles donnent par mo- ment l’apparence d’un semblant de vertu.

"Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions. Adultères que vous êtes ! Ne savez- vous pas que l’amour du monde est inimitié contre Dieu ?

Croyez-vous que l’Écriture parle en vain ? C’est avec jalousie que Dieu chérit le Souffle qu’il a fait habiter en nous … YHWH résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles. Soumettez- vous donc à YHWH ; résistez au diable, et il fuira loin de vous. Approchez–vous de Dieu, et il s’approchera de vous. » (Ja. 4:3-8)

Remarque : le texte de Jacques nous précise que des gens « de foi », priant ELOHIM, semblent mêler le profane au sacré, et que les apports humains ne peuvent cohabiter avec le Souffle qui vient du Père. Ceux qui s’obstinent dans cette voie sont appelés « orgueilleux », Ceux qui s’approchent de YHWH en se débarrassant des pensées du monde sont appelés « humbles » ; car il faut effectivement de l’humilité pour abandonner nos pensées erronées.

Comment s’approcher de YHWH, sinon qu’en épousant ses pensées, en suivant pleinement sa voie … en ne mêlant pas la « Voie » et les « Pensées » du Seigneur avec celles des hommes. C’est-à-dire sans introduire dans le chemin du Seigneur des apports humains, sans amender les pensées divines de nos propres pensées, de nos visions dévoyées, de nos idéaux sentimentaux et émotionnels, tout en nous convaincant ou en nous séduisant en disant « je suis sur le bon chemin ! ».

Yahshoua dit « Je suis le chemin et la vérité et la vie ». Sur ce chemin là, nous n’y trouvons que la vérité, c’est le chemin de la réconciliation avec le Père. Ce chemin consiste à marcher pleinement dans Ses pensées et Ses voies, rien d’autre, en nous démettant de ce qui n’est pas de Lui.

Il n’y a pas d’autres possibilités ; c’est pourquoi le Seigneur dut insister en précisant « nul ne vient au Père que par Moi ».

Tout ce que nous essayons d’interpréter pour tenter d’adapter cette vérité inaliénable de la Parole à notre vision vient du mensonge et parasite les voies droites du Seigneur.

« Qui est celui qui obscurcit mes desseins par des discours sans intelligence ? » (Job 38:2 NEG)

« Ne prenez pas vos pensées pour mes pensées » pourrait dire le Seigneur. Nos résistances et circonvolutions de raisonnement ne peuvent infléchir la pensée, le juste chemin divin. Nous devons nous adapter à la pensée divine et non le contraire. Trop souvent nous cherchons à avoir raison, bien que l’évidence de nos erreurs nous soit criée par la Parole et le Souffle qui viennent du Père.

Il est aisé de nous forger une raison de vérité et de nous con- vaincre que nous possédons la vérité. Cela s’appelle de l’auto séduction qui se fige en une doctrine qui nous plait, que l’on s’impose et que l’on essaie d’imposer aux autres. C’est ainsi que se crée une nouvelle dénomination « religieuse » avec ses caractéristiques ; dénomination qui se coupe de la vérité originelle, qui se coupe de la révélation divine. Ce phénomène perdure depuis de nombreux siècles.

C’est pourquoi il existe aujourd’hui autant de prétendues vérités qu’il y a de dénominations religieuses, d’étiquettes, d’assemblées, d’églises, de synagogues, et leurs écoles.

Les unes étant toutes plus véritables que les autres. C’est une vraie question de logique avec deux réponses possible : ou une seule dénomination parmi les innombrables existantes a la vérité, ou aucune n’a la vérité …

Car il ne peut y avoir dans l’absolu, deux vérités qui ne seraient pas d’accord entre-elles ! Serions-nous prisonniers de nos raisonnements ?

« Pour la liberté le Messie nous a libérés, donc tenez ferme, ne vous enfermez pas de nouveau sous le joug d’esclavage. » (Ga. 5:1)

Sommes-nous vraiment libres selon la liberté donnée par le Messie ? Ou nous replaçons nous, par nos ancrages et nos refus d’objectivité sous des contraintes, des obligations, des principes de pensées qui appauvrissent l’épanouissement de la liberté de la Parole en nous ?

En langage direct : sommes-nous têtus et de « cou roide » pour toujours éluder ce qui ne correspond pas à nos attentes étriquées et à fermer notre entendement au Souffle du Seigneur ?

Sommes-nous de ceux qui trouvent toujours une bonne excuse ou une explication tortueuse pour déformer le clair avertissement du Seigneur ?

Sans hésiter, nous pouvons répondre :

oui. Tous, à des degrés différents de conscience du phénomène, tous nous avons des filtres aux oreilles, des filtres aux yeux, des filtres à la cervelle, des filtres au cœur.

Nous nous parons de voiles qui nous cachent la réalité … De cette façon, tous nous n’entendons, ne voyons, et ne comprenons que ce qui nous intéresse, et inversement nous ne voyons pas, nous n’entendons pas ou ne voulons pas comprendre autre chose.

Certainement, les fausses doctrines acquises filtrent notre raison, en triant dans la parole que nous lisons, presque à notre insu, passant sur des versets essentiels qui ne nous parlent pas, et insistant sur les versets qui correspondent aux sempiternels mêmes enseignements alignés sur la doctrine directrice.

Ainsi la Parole se colore de nos tendances, comme un grand tableau d’artiste dont certaines parties seraient rendues floues par une ombre, alors que d’autres seraient tenues en plein éclairage.

Le plus étonnant est que nous ne cherchons pas à enlever ces voiles, nous les avons acceptés, et nous les remettons aussi en place lorsqu’ils se démettent alors qu’une vérité apparaît, tellement nous sommes persuadés posséder la « vérité » plus vraie que celle du voisin !

Ce comportement devient un instinct qui nous emprisonne, alors que nous pensons être libres ! Il est alors très difficile mais courageux et humble de pouvoir dire : « je me suis trompé, depuis des années … Seigneur, je me repens de ma cécité, de ma surdité, de ma dureté de compréhension, grâce te soit rendue … »

« Jusqu’à ce jour, quand on lit Moïse, un voile est jeté sur leur cœur ; mais lorsqu’ils se tournent vers le Seigneur, le voile est ôté. Or, le Seigneur est Souffle ; et là où est le Souffle du Seigneur, là est la liberté. » (2 Co. 3:15-17)

Encore faut-il écouter … « Seulement, voici ce que j’ai trouvé, c’est que YHWH a fait les hommes droits ; mais ils ont cherché beaucoup de détours. » (Ec. 7:29 NEG)

C’est une véritable programmation cérébrale dont il faut nous libérer.

C’est le combat de la vérité en nous. Nous sommes, ou nous nous sommes, programmés tant et si bien que la pleine liberté d’accéder à la Vérité, et de la mettre en œuvre, se trouve empêchée par nos propres choix de doctrine, de sens, en clair par nos pensées qui peu ou prou n’épousent pas la pensée divine.

Ce qui est vrai vis-à-vis des écrits de Moïse, qu’ils soient lus ou rejetés, est également vrai pour le reste de la Bible à l’adresse de tous les « croyants ».

Soyons objectifs ; dans nos congrégations ou les doctrines s’imposent au détriment de la Parole, nous pensons nous libres et entièrement ouverts à la pensée divine ?

Ou avons-nous le sentiment de suivre un chemin détourné duquel on ne peut s’extraire ? Sommes-nous entrés dans un rituel systématique et aliénant, ou avons-nous réellement pris part à la liberté des enfants de YHWH ?

Un exemple actuel pour concrétiser :

Évoquons une hypothèse d’endoctrinement, non prise au hasard :

J’ai appris et l’on m’a persuadé et je me suis persuadé que la nation Israël n’avait plus de raison d’exister, parce que l’Église des nations l’a remplacé … Nous connaissons bien cette doctrine.

L’allégation est devenue « ma vérité », un théorème qui fixera et bornera désormais mon « chemin de pensées » ; pensées qui conditionneront bien évidemment mes discours et mes actes …

Toutes informations qui me parviendront seront dès lors passées au filtre de ce critère, ma programmation cérébrale dira : j’accepte ou je rejette l’information. Si l’information reçue va dans le sens de mon critère, je l’accepterai pour vraie, et cette information viendra conforter ma croyance déviante. Si l’information s’oppose à mon critère, je ne l’entendrai pas ou je la rejetterai en la dénonçant par une quelconque justification plus ou moins crédible …

Quelle que soit l’information reçue sur ce sujet, mes critères de blocage m’empêcheront de sortir du chemin de pensées erroné : c’est de l’endoctrinement, voire de l’aveuglement. Ceci explique pourquoi il est très difficile à « certains christianismes » de recevoir l’éclairage prophétique de la raison d’Israël, raison inscrite dans le dessein divin. Seulement le processus ne s’arrête pas à la seule pensée, car la pensée devient paroles et actes ! Si je suis convaincu de l’impertinence de la présence d’Israël, je militerai par mes prières, mes discours et mes actes, à l’encontre d’Israël. Je deviendrai ennemi d’Israël, tout en pensant honorer YHWH !

Cela se vérifie pour le sujet « Israël », cela se vérifie aussi pour de nombreux autres sujets.

Ces choses, lorsqu’elles ne sont pas remises en Vérité au Seigneur, finissent par constituer des ancrages dommageables, des dogmes, des écoles de normalisation de la pensée, des écoles qui nous apprennent à penser selon leurs directives et pas autrement … verrouillant dramatiquement le libre accès à la Vérité. Le métier d’enseignant « théologien, docteur, rabbi, conférencier … » est avérée dès lors une fonction très risquée :

« Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n’y entrez pas vous–mêmes, et vous n’y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer. » (Mt. 23:13 NEG)

Les fausses doctrines imposent des contraintes de la pensée et réduisent de fait, notre liberté dans le Mashia …

Or il n’y a qu’une seule école de pensées : c’est celle de Celui qui a dit « Mes pensées ne sont pas vos pensées ».

La pensée de YHWH, celle qui nous est favorable et utile, nous a été révélée dans Sa Parole. Ce qu’on y ajoute ou que l’on y retranche vient du malin. L’amour de la Vérité est essentiel !

C’est une réalité tant au regard de la Parole qu’au regard de notre parcours individuel. Combien de fois et combien de temps nous obstinons nous en nous accrochant à nos convictions ou en nous attachant désespérément à toute pensée venue d’ici ou de là qui semblerait être une réponse à nos problèmes, alors que le Seigneur nous demande justement de les abandonner pour L’écouter, Lui ?

Certes, ce n’est pas facile. Toutefois le chemin nous est tracé ; il est fait de confiance dans le Seigneur et de recherche assidue de Sa vérité, associée à une promesse :

« et vous connaîtrez la vérité et la vérité vous libérera. » (Jn. 8:32) Chemins de pensées

Les philosophies de la Grèce antique et autres, décriées par Paul, sont un exemple de ce que des différents principes de pensées peuvent générer.

« Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tra- dition des hommes, sur les principes élémentaires du monde, et non sur le Messie. » (Col. 2:8 )

Ce n’est donc pas un secret de dire que les diverses « églises chrétiennes » et « les diverses synagogues », qui sont autant « d’écoles de pensées », puissent tenir des discours diver- gents selon leur enseignement.

Concrétisons cette réalité sur les interprétations possibles d’ « écoles » que nous appellerons l’une, pagano-chrétienne et l’autre, messianique, faute de vocables plus adaptés.

Le texte que nous prenons en compte est l’épisode de Pierre et Corneille (Actes 10).

A propos de Corneille et de la vision de Pierre

Pour avertir et convaincre Pierre de se rendre chez Corneille, le Seigneur envoie par trois fois une vision à Pierre. Une nappe pleine d’animaux impurs impropres à la nourriture est présentée à Pierre. Il est demandé à Pierre de s’en nourrir. Évidemment Pierre refuse. Tout cela le rend perplexe, il ne comprend pas, puis arrivent les serviteurs de Corneille …

À noter : dans la vision, la nappe pleine d’animaux impurs est emportée sans que Pierre n’ait fait, en rêve, un quelconque simulacre de s’en nourrir.

Discussion :

Pierre le Juif en Yahshoua se pensait-il juste ? Selon une interprétation qui a cours dans les milieux chrétiens, ce point serait le réel sujet de cet épisode. Et la conclusion pédagogique du texte serait : ni Pierre, ni Corneille ne sont justes, car aucune œuvre de la loi ne rend juste ! Donc la loi est abolie … ce qui est un fâcheux raccourci d’analyse pour conclure aussi brutalement.

Pierre, qui avait fait l’expérience de Pentecôte, devait être à cette époque bien conscient que les œuvres, fussent-elles celles du respect de la loi, ne sauvaient personne. Le sujet de Corneille attenant à cet épisode du livre des Actes se situe ailleurs : il est dans l’annonce de la co-élection des païens et certainement pas dans l’abolition de la Torah.

A ce sujet s’exposent deux interprétations :

Interprétation dite « pagano- chrétienne » :

Dorénavant les animaux impurs peuvent être mangés, la preuve : Pierre est invité à manger des viandes impures et il est envoyé vers un non-juif … Donc, la loi sur la nourriture des viandes pures et impures est caduque. Ceci conforte l’abolition de la loi mosaïque dans son ensemble. « Nous ne sommes plus sous la loi » !

Interprétation dite « messianique » :

Le Seigneur n’impose pas à Pierre de manger ; la vision lui est retirée. Jamais le Seigneur n’aurait imposé à Son disciple d’enfreindre la Torah, même en rêve.

Le message adressé à Pierre est le suivant : Pierre, tu ne manges rien d’impur ! Alors saches que je t’envoie vers des hommes que tu pourrais considérer « à tort » comme impurs. Ils sont purs. Les hommes que J’ai choisis d’entre les nations sont purs. Tu peux sans crainte te rendre chez eux, tu ne te souilleras pas.

La prescription de la nourriture carnée pure et impure reste valide. On ne touche pas à la Torah. Bien évidemment, la prescription de la nourriture biblique déborde le simple fait de l’assiette … Nous n’aborderons pas ici ce sujet.

Cet exemple nous fait apparaître deux cheminements de pensées basés sur deux visions opposées. La première a pour critère : « la Torah est abolie ».

Tout ce qui permettra d’abonder dans ce sens sera exclusivement mis en avant. La seconde a pour critère :

« Pas un seul yod et trait de la Torah ne change ». Tout ce qui sera une interprétation ne niant pas cette parole de Yahshoua sera considérée comme digne d’intérêt.

Les « esprits » religieux

La pratique et la fréquentation soutenues de disciplines religieuses imprégnées de rites obligatoires, de traditions, de mysticisme, de paganisme, d’idolâtrie, d’expressions quasi spirit, de dogmes non conformes à la Parole, de pseudo dons du Souffle, toutes ces pratiques introduites depuis longtemps dans les assemblées ne sont pas anodines ; elles sont les vecteurs de pensées étrangères à celles d’Élohim, donc porteuses d’esprits étrangers.

Ces esprits (pensées) laissent souvent dans l’être profond du « croyant » une marque de leur présence, pour ne pas dire de leur possession, ils sont aliénants. Nous insistons, ce n’est pas une banalité, car il est bien difficile à une personne possédant ce type d’ « esprit religieux » de s’en défaire, tant il est ancré, et tant il a l’apparence de la sainteté, ce qui est excessivement trompeur. Ce n’est pas une affabulation de notre part que d’avancer une telle affirmation ; c’est par observation que nous le disons.

Les amis imprégnés de ces pensées « raidissent le cou » et présentent souvent une incapacité à abandonner définitivement ce qui constitue, à leurs yeux, une part sensible de leur foi. Immanquablement, ils reviennent ou s’accrochent à leur dépendance spirituelle rémanente, en tentant d’en sauvegarder un peu, telle une addiction, tel un organe qui serait précieux et indispensable.

« Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe–la ; mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie, que d’avoir les deux mains et d’aller dans la géhenne, dans le feu qui ne s’éteint point. Si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le ; mieux vaut pour toi entrer boiteux dans la vie, que d’avoir les deux pieds et d’être jeté dans la géhenne, dans le feu qui ne s’éteint point. Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le ; mieux vaut pour toi entrer dans le royaume de YHWH n’ayant qu’un œil, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans la géhenne. » (Marc 9:43- 47 NEG)

Cette notion est importante, à cause du combat. Souvenons- nous, les soldats de Gédéon firent l’objet d’un tri. Le dernier tri consistait à se séparer de ceux qui avaient des pratiques similaires aux cultes des faux dieux.

Étaient-ils des idolâtres déclarés pour autant ? Pas spécialement, mais ils s’étaient accoutumés, avaient adopté certains comportements déviants. Bref, ils étaient en compromis ou confusion de pensée et de voie. En eux- mêmes et par leur simple présence ils apportaient du profane, de l’esprit étranger, là où ne pouvait résider que la stricte sainteté d’Élohim.

Ils n’étaient pas aptes à combattre le bon combat, au risque de mettre en péril l’issu du combat et l’armée au milieu de laquelle doit se tenir YHWH.

Or le profane, l’erreur, le levain l’ivraie, ne peuvent côtoyer le sacré que sont les Pensées et les Voies de YHWH.

Les « esprits religieux » n’ont rien dans le Mashiah, qui est la Parole vi- vante issue du Père. Abusivement, ils donnent l’apparence du sacré sans en être. Ce constat est dur, peut-être saura-t-il nous interpeller suffisamment pour servir de prise de conscience préalable à un sursaut salvateur.

Elohim est le Même hier, aujourd’hui et demain ; ce qui était vrai à l’époque de Gédéon l’est toujours à la nôtre.

Les partis pris

« Si donc il y a quelque consolation dans le Messie, s’il y a quelque soulagement dans l’amour, s’il y a quelque communion d’esprit, s’il y a quelque compassion et quelque miséri- corde, rendez ma joie parfaite, ayant un même sentiment, un même amour, une même âme, une même pensée. Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous- mêmes. » (Ph. 2:1-3)

Lorsque l’objectif d’un « individu » « groupe » « assemblée » « église » n’est pas uniquement la recherche de la vérité pour la gloire du Nom du Père par le Fils … mais plutôt la recherche de la notoriété statutaire, la gloire des richesses, la gloire du grand nombre d’adhérents, la gloire du rôle joué dans la société et auprès des autorités séculaires, la gloire de l’imposition des doctrines, la gloire du paraître bien démonstratif, la gloire de l’expansion de la dénomination, l’allégeance à l’église « mère » pour subsister, la nécessité alimentaire du chèque en fin de mois … jusqu’à la cotation en bourse de la dénomination … en bref, tout ce que le monde recherche, alors une place secrée chez l’individu pour « l’esprit de parti » ou « la vaine gloire ».

Le « militant-croyant », qui adhère et s’active par esprit de parti, défend inconsciemment ou volontairement une cause spécifique divergente du chemin divin.

Un « militant-croyant » peut être convaincu par son parti religieux, car son niveau de conscience ne lui permet pas d’en discerner les non conformités. Mais d’autres, tout aussi « militants » savent être ou se sentir dans l’erreur. Néanmoins, ils ont décidé de servir et de défendre leur « dénomination » ou « doctrine » pour diverses raisons : besoin d’appartenance, communautarisme, traditionalisme, sentimentalisme, rôle valorisant, zèle amer, suffisance, sans évoquer les convoitises plus basiques de l’argent et du pouvoir … en somme : se servir soi-même.

Elohim reste alors dans le meilleur des cas Celui que l’on exalte, mais simultanément Celui dont on se sert pour homologuer la légitimité de notre « parti », ce qui s’apparente à :

« Vous n’utiliserez pas le Nom YHWH en vain, pour mentir ».

Dans le pire des cas la divinité est réduite à un faire valoir de créneau commercial dont on se sert pour s’enrichir, ce qui s’apparente au service de Mammon.

On ne peut confondre intérêt personnel ou communautaire, ce qui revient au même, et obéissance à YHWH. Vos voies ne sont pas Mes voies. Le péché reste le péché … Il y a tel péché contre le Fils de l’homme dont il est dit : il vous sera pardonné, à la condition du repentir. Mais profaner le divin, ne pas craindre le divin, utiliser le divin pour se servir, c’est inverser les rôles.

C’est regarder comme profane le sacré, c’est fouler aux pieds la Torah, c’est rejeter intentionnellement Celui qui est Parole faite chair, c’est pécher contre le Souffle ! Pour ce péché là, il est dit de ne pas prier.

Des vases saints

« Partez, partez, sortez de là ! Ne touchez rien d’impur ! Sortez du milieu d’elle ! Purifiez–vous, vous qui portez les vases de hvhy ! » (Is. 52:11)

Ce texte d’Isaïe a trait au retour des exilés de Babylone, qui revenaient à Jérusalem avec les ustensiles du Temple. Nous faisons, à cause de la reprise de ces mots dans le livre d’Apocalypse, une relation naturelle de circonstance, d’autant que dans les deux cas « Babylone » dite « la mère des prostituées » est mise en cause. .

« Sur son front était écrit un nom, un mystère : Babylone la grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre. » (Ap. 17:5)

« Et j’entendis du ciel une autre voix qui disait : Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n’ayez point de part à ses fléaux. » (Ap. 18:4 )

Mais encore, comme il s’agit d’ustensiles ou de vases, nous étendons la relation à la parabole des dix vierges. Et de plus, la métaphore du potier (Romains 9 :20-22) nous invite à considérer que les vases soient les hommes eux-mêmes.

Ces vases, que sont les hommes se voulant serviteurs d’Élohim en Yahshoua, sont invités à la purification, à la sanctification, à la sortie de Babylone. Babylone qui est une mère, une matrice, une fabrique de prostituées ! Les prostituées, ses filles, lui ressemblent, elles sont faites dans le même « moule », sur le même modèle.

Une insistance doit véritablement nous appeler à la réflexion ! Par deux fois il est dit : Partez. Par deux fois il est dit : Sortez … sans rien emporter ni rien toucher d’impur issu de Babylone.

Babylone fut le creuset de la réflexion et de l’institution de l’idolâtrie. Son « esprit » c'est-à-dire son influence a perduré aux cours des siècles jusqu’à nos jours. Les vases de YHWH ont été emmenés à « Babylone » ils doivent donc en sortir, mais purs, avant de retourner à Jérusalem, synonyme de Royaume.

Les vierges sont réveillées ! Elles partent … Certaines ont leur vase propre et empli d’huile. L’huile c’est la révélation sans impureté, c’est la Torah, la Torah vivante, Yahshoua. Les autres n’ont pas suffisamment d’huile. Pourquoi ? Parce que leur vase est déjà occupé entièrement ou en partie par des « impuretés » dont elles ne se sont pas laissées débarrasser.

Si notre être est occupé par des pensées étrangères, deux solutions se présentent : le Seigneur nous purifie et nous sommes dans Sa voie ; ou nous nous obstinons et le Seigneur trouvant la place occupée et notre porte fermée n’entre pas chez nous, et ne soupera pas avec nous.

Car « Son Corps » Sa Qehila, est sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable.

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Nicolas Papaïconomou
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Jacquy Mengal 26/12/2013 10:09

Bonjour,

Mais de qui est ce texte ? J'ai bien compris que vous l'aviez copié depuis le blog de madame L. Clauss, mais qui en est l'auteur ? Merci pour votre réponse, car je ne consulte plus ce blog "catastrophe". Salutations cher Monsieur.
Jacquy Mengal

Nicolas P 26/12/2013 18:48

Je voudrai bien vous répondre, mais je n'ai pas d'autre source que celle dont je fais référence au début de cet article. Je ne connais pas cette Mme L Clauss. Je serai désireux si de votre côté vous avez des infos fiables de les recevoir. Cordialement NP

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  • Je vis ma foi en Yeshoua ( Jésus) au quotidien. Je fuis la religion des hommes et cherche la présence de Dieu-Elohim comme un trésor. Je m'attends aux directives de l'Esprit de Dieu-Elohim qui est l'Esprit de vie.
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