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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 08:41

Motzi (partage du pain lors du repas) ou Sainte-Cène ?

 

Je publie cet article est très intéressant. Une fois de plus cela nous montre combien le monde chrétien a besoin de faire une véritable introspection personnelle pour faire un grand lessivage de toutes ses dérives doctrinales. La réforme de nos pratiques et de coutumes passe par la connaissance de Dieu-Elohim et de Son fils Yeshoua.

Ma prière est que nos yeux s'ouvrent par la révélation de l'Esprit.

 

Nicolas

 

Le Seigneur a attiré mon attention ce matin lors de ma lecture quotidienne sur le passage de Luc 24 : 13 à 35, qui nous parle de la rencontre des disciples d’Emmaüs avec Yeshoua (Jésus), au moment particulier où Celui-ci partage le repas avec eux. On n’y prend généralement pas garde car on est surtout attiré par le fait que les disciples ne reconnaissent pas le Seigneur et qu’Il leur est révélé seulement au moment du repas, bien après qu’Il leur ait parlé des prophéties Le concernant.

 

Mais voilà ce qui est écrit : « Pendant qu’il était à table avec eux, Il prit le pain ; et, après avoir rendu grâces, Il le rompit, et le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils Le reconnurent ; mais Il disparut de devant eux ».

 

John Mac Arthur nous donne comme commentaire pour le verset 30 ce qui suit : « prit le pain : Expression courante qui signifiait prendre un repas (voir v. 35 : » … et comment ils l’avaient reconnu au moment où Il rompit le pain ».) ».

 

Il nous faut tout de suite préciser qu’à moins de bien connaître le monde juif, on ne peut comprendre exactement de quoi il s’agit lorsqu’on parle de rompre le pain avant un repas. Cette expression ne signifie nullement comme le dit Mac Arthur « prendre un repas », mais il s’agit d’une coutume millénaire parmi le peuple juif, encore pratiquée aujourd’hui, qui s’appelle le « motzi » ou partage du pain, accompagné d’une action de grâce (« Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde, qui fait sortir le pain de la terre »), en somme une bénédiction avant le repas que l’on va partager avec d’autres. Une façon de remercier D.ieu pour la nourriture qu’Il nous accorde jour après jour et que nous pouvons partager avec d’autres, en signe de dépendance à Son égard et de reconnaissance pour l’idée d’être Ses enfants unis autour de Sa bienveillance.

 

Nous pouvons réellement nous poser la question de savoir pourquoi un érudit de la Bible, comme tant d’autres d’ailleurs, analysent la Parole de D.ieu avec deux poids deux mesures selon qu’il faut qu’Elle colle à leurs dogmes établis depuis des siècles sur des bases non-bibliques doctrinalement parlant.

 

En effet, si nous lisons dans les Actes le passage du chapitre 2 verset 46, nous lisons : « Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au Temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de coeur ». Nous pouvons lire également Actes 20 : 7 : « Le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain. Paul, qui devait partir le lendemain, s’entretenait avec les disciples, et il prolongea son discours jusqu’à minuit. »

 

Il s’agit bien du même acte de prendre le pain et de le briser ensemble, mais de partout on nous dit qu’alors les disciples prenaient ensemble la Sainte-Cène, c’est-à-dire avec le vin, dont il n’est pourtant pas fait mention dans ces deux passages, comme il n’en est pas fait mention d’ailleurs non plus dans le passage des disciples d’Emmaus.

 

Mac Arthur nous donne d’ailleurs ce commentaire pour ce passage d’Actes 20, après avoir nié que les disciples se réunissaient le Shabbat au profit du dimanche (ce qui fut pourtant historiquement institué seulement à l’époque de Constantin comme jour de culte pour les chrétiens !) : « rompre le pain : un repas associé à la Sainte-Cène ».

 

Une conception toute dogmatique et non-biblique de la Sainte-Cène, en contradiction évidente avec son commentaire de l’histoire des disciples d’Emmaüs ! Qu’est-ce qui l’aurait empêché, comme tant d’autres enseignants de la Parole et pasteurs d’ailleurs, de déclarer que Jésus avait pris une Sainte-Cène avec les disciples d’Emmaüs ? Mais non, il nous parle (au sujet de ce pain pris et rompu par Jésus) d’une « expression courante qui signifiait prendre un repas »... Hypocrisie religieuse qui consiste à avoir deux langages, selon la nécessité, n’est-ce pas !

 

La réalité est tout autre : les disciples de cette époque étaient juifs et partageaient naturellement comme les Juifs d’aujourd’hui le pain avant chaque repas et bénissaient D.ieu en conséquence. Au fond, la bénédiction que rendent les chrétiens encore aujourd’hui avant de prendre leur repas !

 

Le souper du Seigneur, lui, était pris et devrait l’être encore aujourd’hui, une fois par an avec du vin et du pain sans levain (matza) en mémoire de la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’Il vienne (1 Cor. 11 : 26) et les disciples, à l’écoute des injonctions de l’apôtre Paul, célébraient la fête (de Pessa’h – Pâque) non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité (1 Cor. 5 : 8).

 

A nous donc de bien faire la distinction entre le motzi et la Cène, le repas du Seigneur ! Ce sont deux choses différentes.

 

Elishéva Goël (sous l’autorité des anciens).

Emprunté au blog d'Aline Dorven

Reproduction autorisée avec mention de la source.

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Nicolas Papaïconomou
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commentaires

JPW 11/05/2014 16:38

On peut expliquer la chose bien plus simplement. Quand Jésus a pris le pain pour le rompre, les deux disciples ont vu ses mains percées........

Béréenne attitude 11/05/2014 10:39

Les réf :

Romains 14 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions (...) que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l’a accueilli. (...)

Tel fait une distinction (une différence) entre les jours ;
tel autre les estime tous égaux.

Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. (...) si (...) ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l’amour (...) pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute. (...) recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification de chacun.(...)

1Corinthiens 10 Que personne ne cherche son propre intérêt, mais que chacun cherche celui d’autrui. (...) faites tout pour la gloire de Dieu. Ne soyez en scandale ni aux Grecs, ni aux Juifs, ni à l’Église de Dieu, de la même manière que moi aussi je m’efforce en toutes choses de complaire à tous, cherchant, non mon avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu’ils soient sauvés.

1 Corinthiens 5:7 et 8
Purifiez-vous [donc] du vieux levain afin d’être une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain. En effet, Christ, notre agneau pascal, (Notre Pâque) a été sacrifié (immolé) [pour nous]. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, le levain du mal et de la méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité.

Dans Matthieu, Jésus explique le passage de l'ancienne à la nouvelle alliance. Nous n'y trouvons rien sur les sacrifices, la dîme, le Sabbat, etc, etc. Par contre nous y trouvons des exigences énormes sur "comment aimer".
Jésus termine en disant que si nous faisons tout cela, nous sommes parfaits (accomplis) ( la loi de la nouvelle alliance est accomplie)
Matthieu 5:21 et suivants

Vous avez entendu qu'il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point ...

Mais moi, je vous dis
que quiconque se met en colère...




Vous avez appris qu'il a été dit : Tu ne commettras point d'adultère.

Mais moi, je vous dis : que quiconque regarde une femme pour ...




Il a été dit : Que celui qui répudie sa femme lui donne une lettre de divorce

Mais moi, je vous dis : que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause [d'adoration de faux-dieux] ...




Vous avez encore appris qu'il a été dit aux anciens : Tu ne te parjureras point, mais tu t'acquitteras ...

Mais moi, je vous dis : de ne jurer aucunement...




Vous avez appris qu'il a été dit : oeil pour oeil, et dent pour dent.

Mais moi, je vous dis : de ne pas résister au méchant. Si quelqu'un te frappe sur la joue ...




Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi

Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent...



En essayant de ne pas partir de mon idée pour trouver dans la Bible ce qui pourrait la corroborer mais au contraire, en essayant de me laisser enseigner par La Bible sans y chercher la confirmation de 'mes croyances', c'est à dire, en partant de tous les passages (et le contexte en entier) sur La Pâque, le pain, le vin, les jours, etc, depuis la nouvelle alliance, je ne vois pas que les premiers chrétiens se souvenaient des effets dans leur vie de la mort et la résurrection de Christ, une fois par an ...

Béréenne attitude 11/05/2014 09:29

Bonjour,

Oui, le dimanche (jour du soleil) a été instauré par l’empereur pour le repos de ses soldats.

Les premiers chrétiens se rassemblaient tous les jours pour manger dans leur maison. Une partie des hébreux devenus chrétiens a continué de suivre le sabbat mais pas tous. Ce qui a valu des rassemblements comme celui d'Actes 15. Jacques a le mot de la fin et propose de ne pas poser sur les épaules des païens devenus chrétiens des jougs que les juifs devenus chrétiens ont de la peine à 'pratiquer' eux-mêmes. Dans la lettre que les apotres, anciens et frères écrivent aux chrétiens 'dispersés', (Actes 15:23) suivre le Sabbat n'est pas repris. Jésus ne l'avais pas non plus repris dans ce qui s'appelle communément : le sermon sur la montagne. Jésus termine en disant qu'appliquer 'l'ensemble de ce qu'il vient de dire' c'est être parfait. Et Jésus ne parle pas de Sabbat dans son 'sermon'.

Paul écrira : tel fait des distinctions entre les jours, tel les estime tous égaux, peu importe, aimez-vous (je résume le chapitre en entier)

Pour ce sujet précisément :

La cena est en latin le repas du soir. Cena est un mot qui n'existe pas du tout dans la Bible. Rendre saint 'le repas' non plus. Rien n'est saint, sacré depuis la nouvelle alliance, si ce n'est Dieu (et chaque chrétien)

Et oui, le repas commence à ces époques par 'eucharistarios' (le verbe en grec remercier, rendre grâce).

Par contre Paul (et ceux qui écrivaient avec lui aux chrétiens de Corinthe) en rappelant les paroles de Jésus écriront 'à chaque fois que vous en buvez' (du vin) et non pas à chaque Pâque ...

A moins que le vin ne se boive qu'une fois par an, c'est une vrai question culturelle de ce qui se pratiquait à ces époques mais je pense que nous pouvons répondre par : le vin était une boisson quotidienne à ces époques dans ces régions du monde.

1 Corinthiens 11 :23 Car j'ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné; c'est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, 24 et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit: Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous; faites ceci en mémoire de moi. 25 De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang;
- faites ceci en mémoire de moi
- toutes les fois
- que vous en boirez.
26 Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne. 27 C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur.

De mon coté, en reprenant les chapitres en entier concernant 'rompre le pain', et sur les jours, les fêtes, etc, je n'arrive pas à voir que le vin se serait prit uniquement à La Pâque. Ne devrait-il pas y avoir une précision genre : la semaine des pains sans levain ou encore, le jour de La Pâque immolée ?

Jésus est notre Pâque chaque jour.
Ce que Jésus a instauré est pour 'se souvenir', pour réaliser les résultats obtenus dans nos vies par son oeuvre. Se souvenir de la nouvelle alliance, le sang (le vin) la coupe proclame la nouvelle alliance : Christ notre Pâque.

Le terme en grec traduit par “toutes les fois” est ὁσάκις/hosakis. . C’est réellement, à chaque fois. Ce pain et ce vin est partagé dans le but de se remémorer. En grec le strong 364 anamnēsin ἀνάμνησιν se souvenir délibérément, pour mieux apprécier les effets de ce qui est arrivé (les résultats obtenus)

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  • : Mes recherches personnelles dans les saintes écritures pour persévérer dans la saine doctrine. "Christ en moi" la vraie vie.
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  • Nicolas Papaïconomou
  • Je vis ma foi en Yeshoua ( Jésus) au quotidien. Je fuis la religion des hommes et cherche la présence de Dieu-Elohim comme un trésor. Je m'attends aux directives de l'Esprit de Dieu-Elohim qui est l'Esprit de vie.
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