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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 07:47

 

 

Article de S. R. Shearer (Antipas Ministries)

Quand nous comprenons la triple nature de notre être, nous reprenons l'initiative !

C'est la triple nature de notre être qui nous permet de reprendre l'initiative ! Cela nous permet de comprendre que la vie réelle de l'Eglise, notre communion réelle avec Dieu, dépend de notre marche individuelle avec Christ. Elle ne dépend pas de la manière dont nous sommes encadrés et contrôlés ! Notre vie dans l'Eglise est, en tout premier lieu, une question de marche personnelle avec Dieu ! Il ne s'agit pas en priorité du problème de notre environnement ou de la qualité du groupe qui nous entoure. Il s'agit d'abord d'un problème individuel. La vie d'église commence au cœur d'une relation personnelle avec Dieu, et peut alors s'épanouir dans quelque chose de collectif !

 

C'est pour cette raison précise que nous avons besoin de comprendre la triple nature de notre être complet. Il ne s'agit pas d'une question théorique et académique. La réponse que nous donnerons à cette question conditionnera directement la qualité des initiatives que nous prendrons au sein de l'Eglise. C'est nous qui devons prendre l'initiative, que nous soyons un homme ou une femme, riche ou pauvre, Russe ou Chinois. Nous ne sommes pas des éternels perdants qui passent leur temps "en attendant Godot" (6), ou quelque autre personne ! Ce qui se passe dans l'Eglise concerne chacun de ses membres en particulier ! Où que nous soyons, dans quelque situation difficile où nous pouvons nous trouver, c'est toujours nous qui devrons prendre l'initiative, quand il s'agit de la vie de l'Eglise.

Esprit, âme et corps.

L'Eglise naissante enseignait que l'homme possède une nature triple.

La plupart des théologiens de l'Eglise naissante considéraient que l'homme est un être composé de trois parties. Même encore à l'époque assez tardive de Saint Augustin (354-430), on considérait en général que l'homme était composé de trois parties : le corps, l'âme et l'esprit. Dans son ouvrage "Foi et Credo", Saint Augustin a écrit : "L'homme comprend trois parties : l'esprit, l'âme et le corps" (Foi et Credo, XX :23).

 

Mais lorsque la théologie de l'Eglise Catholique a commencé à prendre le contrôle de l'Eglise, la plupart des théologiens ont abandonné cette conception, pour commencer à affirmer que l'homme n'était composé que de deux parties : l'âme et le corps. L'esprit n'était plus qu'une autre manière de définir l'âme. Cette conception a constitué l'opinion dominante pendant des siècles. Elle est toujours la conception communément admise dans l'Eglise Catholique Romaine, et dans la plupart des églises Protestantes issues de la Réforme, comme l'Eglise Réformée, l'Eglise Luthérienne, l'Eglise Episcopalienne, l'Eglise Presbytérienne, etc… Il est intéressant de souligner que toutes ces églises ont aussi adopté une conception post-millénariste de l'eschatologie. Selon cette conception, l'Eglise doit conquérir le monde avantque Jésus-Christ puisse retourner sur la terre. Il est pourtant intéressant de noter que Martin Luther, le père de la Réforme, était un ardent partisan de la triple nature de l'homme.

Les Frères de Plymouth, les églises évangéliques et la triple nature de l'homme.

Au début des années 1800, avec l'essor des églises évangéliques, et, tout particulièrement des églises de Frères de Plymouth, considérées comme étant à l'origine du mouvement évangélique, avec John Nelson Darby, on vit revivre la conception de la triple nature de l'homme, ainsi que celle du pré-millénarisme. Les livres de Clarence Larkin (comme "Dispensational Truth", publié en 1918), présentent des tableaux détaillés et des explications très précises concernant la triple nature de l'homme. Grâce à des livres comme celui de Hal Lindsay "Late Great Planet Earth" (L'agonie de notre vieille planète)(1962), les enseignements de Darby furent popularisés et largement acceptés dans toutes les églises conservatrices, tout au long du 20e siècle. Toutefois, avec le développement du mouvement œcuménique, et l'engagement politique des Catholiques et des Protestants pour "conquérir le monde pour Christ et pour l'Eglise", le post-millénarisme, associé à la conception de la double nature de l'homme, ont refait surface.

La triple nature de l'homme dans les Ecritures.

Les Ecritures enseignent constamment que l'homme est composé de trois parties. Il est évident que l'homme possède un corps. Mais il est tout aussi évident de voir que l'homme possède aussi une âme et un esprit, tout au moins si l'on accepte de lire les Ecritures d'une manière littérale. La Bible semble faire une claire différence entre l'âme et l'esprit. Considérez par exemple les versets suivants, qui nous montrent que l'homme possède un esprit ("pneuma" en Grec) :

 

"Le souffle (mot à mot : l'esprit) de l'homme est une lampe de l'Eternel ; il pénètre jusqu'au fond des entrailles" (Prov. 20 :27).

"L'esprit est bien disposé…" (Matthieu 26 :41).

"Jésus, ayant aussitôt connu par son esprit ce qu'ils pensaient au dedans d'eux" (Marc 2 :8).

"Jésus, soupirant profondément en son esprit, dit :" (Marc 8 :12).

"Et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur" (Luc 1 :47).

"Jésus, la voyant pleurer, elle et les Juifs qui étaient venus avec elle, frémit en son esprit, et fut tout ému" (Jean 11 :33).

"Il était instruit dans la voie du Seigneur, et, fervent d'esprit, il annonçait et enseignait avec exactitude ce qui concerne Jésus" (Actes 18 :25).

"Et maintenant voici, lié par l'Esprit (NdT : le "E" n'est pas mis en majuscule dans le texte original), je vais à Jérusalem, ne sachant pas ce qui m'y arrivera" (Actes 20 :22).

"Dieu, que je sers en mon esprit" (Rom. 1 :9).

"L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu" (Rom. 8 :16).

"Lequel des hommes, en effet, connaît les choses de l'homme, si ce n'est l'esprit de l'homme qui est en lui ?" (1 Cor. 2 :11).

"Car ils ont tranquillisé mon esprit et le vôtre" (1 Cor. 16 :18).

"Nous avons été réjouis beaucoup plus encore par la joie de Tite, dont l'esprit a été tranquillisé par vous tous" (2 Cor. 7 :13).

"Que le Seigneur soit avec ton esprit !" (2 Tim. 4 :22).

Le fait que l'homme ait aussi une âme ("psuchè" en Grec) est évident, quand on considère les passages suivants :

"Pourquoi t'abats-tu, mon âme" (Psaume 42 :5).

"Il leur dit alors : Mon âme est triste jusqu'à la mort" (Mat. 26 :38).

"Et Marie dit : Mon âme exalte le Seigneur" (Luc 1 :46).

"Maintenant mon âme est troublée" (Jean 12 :27).

"La multitude de ceux qui avaient cru n'était qu'un cœur et qu'une âme" (Actes 4 :32).

"Or, je prends Dieu à témoin sur mon âme" (2 Cor. 1 :23).

"Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes" (Héb. 13 :17).

"Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité pour avoir un amour fraternel sincère" (1 Pierre 1 :22).

"Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l'âme" (1 Pierre 2 :11).

On doit noter, à cet égard, que le mot Hébreu traduit par "esprit" est "ne shamah", ce qui signifie "vent", ou "souffle", et que le mot Hébreu traduit par "âme" est "nephesh", ce qui signifie "être vivant". Ce sont deux mots complètement différents, dont les significations sont très différentes. De même, le mot Grec traduit par "esprit" est "pneuma", ce qui signifie "vent", ou "souffle", alors que le mot Grec traduit par "âme" est "psuchè", qui signifie "être vivant". Là encore, il s'agit, comme en Hébreu, de deux mots entièrement différents, aux significations distinctes. "Ne shamah" correspond à "pneuma", et "nephesh" à "psuchè".

 

Il est écrit dans Genèse 1 :26-27 : "Puis Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme". Etant donné que Dieu est un Etre unique composé de trois Personnes, Il a créé l'homme à Son image, c'est-à-dire un être composé de trois parties, l'esprit, l'âme et le corps.

 

Qu'est-ce que l'esprit de l'homme ?

Si l'esprit de l'homme est différent de son âme, qu'est-ce donc que cet esprit ? Notre esprit est notre "homme intérieur" (Ephésiens 3 :16). C'est la partie de notre être qui a été conçue pour nous permettre de communier avec Dieu, afin que : "vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l'amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu'à toute la plénitude de Dieu" (Ephésiens 3 :18-19).

 

C'est notre esprit qui possède "la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d'un esprit doux et paisible, qui est d'un grand prix devant Dieu", selon 1 Pierre 3 :4). C'est justement cet "homme intérieur" qui différencie l'homme des animaux.

 

Ce qui différentie l'homme des animaux.

Les animaux n'ont pas la possibilité de communier avec Dieu. Ils n'ont pas été créés pour cela. Seul l'homme bénéficie de cette possibilité. Si l'homme n'était composé que d'une âme et d'un corps, on pourrait être d'accord avec les activistes radicaux des "droits des animaux", qui affirment que peu de choses séparent l'homme de l'animal. Après tout, les animaux aussi peuvent aimer, haïr, réfléchir, raisonner, penser… Ils ont donc une âme ! Il n'est pas possible d'affirmer qu'ils n'en ont pas, et qu'ils ne réagissent qu'à des stimuli, comme des plantes. Les plantes n'ont qu'un corps, mais pas d'âme, ne pensent pas, n'aiment pas, ne raisonnent pas, contrairement aux animaux et aux hommes. Les plantes ne réagissent qu'à des stimuli. Elles sont vivantes, mais elles n'ont pas d'âme. Elles n'ont certainement pas d'esprit non plus.

 

L'âme et l'esprit.

Il est important de comprendre la différence entre l'âme et l'esprit, parce que c'est notre esprit qui nous permet de connaître Dieu. C'est aussi là qu'Il nous parle par Son Saint-Esprit. C'est dans notre esprit que nous pouvons communier avec Dieu. C'est aussi dans notre esprit que nous devons adorer Dieu. C'est pour cela que Jésus a dit :

 

"Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité" (Jean 4 :24).

 

Notre esprit est plus profond que notre âme. Il est plus profond que nos pensées habituelles. Il est plus profond que les émotions que nous extériorisons et que nous projetons sur les autres. Notre esprit est un lieu de retraite où nous pouvons toujours trouver le bonheur et la joie en Christ, d'une manière complètement indépendante de nos circonstances extérieures. C'est de cela dont parle Paul dans 2 Cor. 6 :10, lorsqu'il déclare qu'il est, en tant que serviteur de Christ, "comme attristé", tout en étant "toujours joyeux". Son âme était attristée, en raison des circonstances pénibles qu'il traversait, mais il se réjouissait sans cesse dans son esprit, parce qu'il pouvait y trouver une communion constante avec le Seigneur Jésus-Christ.

 

Paul ajoute :

"Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l'extrémité ; dans la détresse, mais non dans le désespoir ; persécutés, mais non abandonnés ; abattus, mais non perdus" (2 Cor. 4 :8-9)

 

Rien ne pouvait priver Paul de la confiance profonde et de la paix qu'il expérimentait dans son esprit. Pourtant, dans son âme, il était souvent désorienté et dans la détresse. Certains ont comparé cela à une tempête qui fait rage à la surface de l'océan. Pourtant, dès que nous descendons sous les vagues, tout est calme et paisible. Nous oublions souvent cela, et nous tentons d'échapper à la tempête en restant à la surface (dans notre âme), là où se déchaînent les vagues de la confusion et de la crainte, au lieu de faire confiance à Christ dans notre esprit. C'est dans notre esprit que nous pouvons avoir cette "paix qui surpasse toute connaissance" (Phil. 4 :7). Cette paix est à nous, parce que Christ demeure dans notre esprit. Quand nous avons rencontré Dieu pour la première fois, ce fut dans notre esprit, lorsque le Saint-Esprit nous a convaincu de péché. Quelle gloire, lorsque nous avons rencontré Christ pour la première fois ! Peut-être que notre intellect et notre âme ne comprenaient pas ce qui se passait, mais, dans les profondeurs de notre esprit, nous savions que l'Evangile était la vérité, et que nous avions besoin d'un Sauveur. C'était Dieu qui parlait à notre esprit !

Contempler et refléter le Seigneur.

C'est dans notre esprit que nous pouvons avoir conscience de Dieu. Certains ont dit que c'était dans notre esprit que nous pouvions avoir conscience de Dieu, dans notre âme que nous pouvions avoir conscience de nous-mêmes, et dans notre corps que nous pouvions être conscients du monde physique, par nos sens. La sanctification consiste à soumettre notre âme à notre esprit, qui contemple et reflète le Seigneur. Quand nous faisons cela, nous pouvons manifester Dieu au monde, au travers de nous. C'est ce que voulait dire Paul dans le passage suivant :

 

"Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l'Esprit" (2 Cor. 3 :18).

 

Dans tout cela, il est extrêmement important de comprendre ce que la Bible veut dire quand elle nous dit que nous devons être "un avec Dieu". Par exemple, lorsque Jésus a dit :

"Ce n'est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu'eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m'as envoyé" (Jean 17 :20-21).

 

Quand nous "contemplons et reflétons Dieu" dans notre esprit, cela ne signifie absolument pas que nous tombons dans une sorte de transe, pour être un "canal" pour Dieu, à la façon des adeptes du Nouvel Age, ou de certains adeptes de la "Pluie de l'Arrière Saison" et du Mouvement Restauration ! Quand la Bible parle de notre unité avec Dieu, elle parle d'une unité dans la communion. Elle ne veut pas dire que nous devenons "un" avec Dieu, d'une manière absolue ! Dieu et l'homme ne fusionnent pas pour former un seul Etre ! Ils deviennent un dans la communion. Cette communion exige une participation active et vibrante de notre âme et de notre intellect, qui doivent être concentrés et fixés sur la Parole de Dieu, la Bible. Par exemple, dans Ephésiens 5 :25-32, Paul écrit :

 

"Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l'Eglise, et s'est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par le baptême d'eau, afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. C'est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même. Car jamais personne n'a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l'Eglise, parce que nous sommes membres de son corps. C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l'Eglise".

 

Il est important de noter qu'un mari et son épouse ne fusionnent pas pour former un seul être. Tous deux continuent à maintenir leurs caractéristiques distinctes. L'épouse reste une femme, et son mari reste un homme. Tous deux conservent leur identité propre. Ils ne forment pas un être hybride "unisexe" !

 

Comment deviennent-ils donc "un" ? Ils deviennent un dans la communion qui s'instaure entre eux ! C'est aussi ce qui se produit entre l'homme et Dieu. De même que le mari et son épouse deviennent un quand ils se marient, ainsi, Dieu et l'homme deviennent un dans la communion ! C'est précisément pour cela que la Bible dit : "C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l'Eglise". L'homme ne fusionne pas avec Dieu, pour devenir une sorte de "petit dieu" ou de "petit Jésus", comme l'affirment Kenneth Hagin ou Benny Hinn. Il s'agit d'une unité dans la communion, dans laquelle notre personnalité et notre intellect sont pleinement impliqués !

 

C'est en cela que consiste la véritable sainteté. Il ne s'agit pas d'entrer dans une sorte de Nirvana avec Dieu, ni d'apprendre des formules que nous donnent les conseillers et psychologues chrétiens, pour réussir notre vie de couple, être un bon père ou une bonne mère, etc… Mais il s'agit d'une véritable communion avec Dieu. Cette communion passe par une relation vivante avec Sa Parole, la Bible. En avançant dans cette voie, nous reflèterons de plus en plus le Seigneur, aux yeux de tous ceux qui nous approcheront.

 

Ainsi, en contemplant et en reflétant Dieu dans notre esprit, nous deviendrons automatiquement un père aimant, parce que Dieu est un Père aimant. Nous deviendrons automatiquement une mère aimante, parce que Dieu est aussi une Mère aimante ! Nous deviendrons automatiquement un époux aimant ou une épouse aimante, parce que Dieu est Lui-même un Epoux rempli d'amour. C'est exactement de cette manière que notre Seigneur Jésus Se comportait dans le monde, parce qu'Il marchait avec Son Père. Jésus a dit :

"En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu'il voit faire au Père ; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement" (Jean 5 :19).

 

Demeurer dans le Seigneur.

C'est ce que Jésus nous a demandé de faire : "Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche ; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. Si vous portez beaucoup de fruit, c'est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples" (Jean 15 :4-8).

 

Le problème n'est pas de "travailler pour Christ", il est de "demeurer" en Christ. Il ne s'agit pas de "faire", mais de "contempler et de refléter" !

 

Post-millénarisme et double nature de l'homme. Pré-millénarisme et triple nature de l'homme.

 

Nous abordons à présent une dernière question, très importante. Je crois que ce n'est pas sans raison que les pré-millénaristes croient que l'homme possède une triple nature, et que les post-millénaristes croient qu'il possède une double nature. Je ne crois pas qu'il s'agisse d'un simple hasard. Historiquement, chaque fois que les pré-millénaristes ont prédominé dans l'Eglise, la conception de la triple nature de l'homme a prédominé également. Chaque fois que les post-millénaristes ont prédominé, la conception de la double nature de l'homme a prédominé également. Il existe donc un rapport étroit entre le pré-millénarisme et la triple nature de l'homme, comme entre le post-millénarisme et la double nature de l'homme.

 

Les post-millénaristes sont engagés dans un effort collectif pour accomplir une œuvrepour Christ, notamment conquérir le monde pour Christ. Un tel effort implique une attitude arrogante, qui flatte l'ego charnel. Ceux dont l'esprit est fixé sur Christ ne peuvent pas accepter une telle pensée ! Elle n'émane pas d'un esprit occupé à "contempler et refléter Christ. Elle ne peut émaner que d'une âme qui, au mieux, n'a qu'une connaissance intellectuelle du Seigneur. Ceux qui contemplent véritablement le Seigneur dans leur esprit ne peuvent pas manifester une telle arrogance, qui leur fait dire : "Je veux accomplir une œuvre pour Dieu !" Ce genre de raisonnement ne peut émaner que de "l'orgueil de la vie", qui appartient à l'esprit de ce monde. La Bible dit : "Car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l'orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde" (1 Jean 2 :16).

 

Ceux qui ont vraiment contacté le Seigneur ne peuvent pas être aussi arrogants et prétentieux ! Moïse a vu Dieu, mais il s'est caché le visage, parce qu'il était dans la crainte :

 

"L'Eternel vit qu'il se détournait pour voir ; et Dieu l'appela du milieu du buisson, et dit : Moïse ! Moïse ! Et il répondit : Me voici ! Dieu dit : N'approche pas d'ici, ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte. Et il ajouta : Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob. Moïse se cacha le visage, car il craignait de regarder Dieu" (Exode 3 :4-6).

 

Y avait-il place pour le moindre "orgueil de la vie" dans son attitude ?

 

Esaïe, lui aussi, a vu le Seigneur. Aussitôt, il a reconnu à quel point il était petit et insignifiant devant Dieu :

 

"L'année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple… Alors je dis : Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j'habite au milieu d'un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l'Eternel des armées" (Esaïe 6 :1, 5).

 

Etait-ce une attitude orgueilleuse ? Avait-il la pensée de "faire une œuvre pour le Seigneur" ? Il faut que nos œuvres soient faites par le Seigneur, au travers de nous !

 

L'apôtre Jean a aussi vu le Seigneur. Pourtant, il avait appuyé sa tête contre l'épaule du Seigneur, lors du dernier repas pris avec Lui. Jean est "tombé sur sa face, comme mort" :

 

"Je fus ravi en esprit au jour du Seigneur, et j'entendis derrière moi une voix forte, comme le son d'une trompette, qui disait : Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux sept Eglises, à Ephèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie, et à Laodicée… Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Il posa sur moi sa main droite en disant : Ne crains point !" (Apoc. 1 :10-11, 17).

 

Notre Dieu est un Dieu redoutable.

Oui, le Tout-Puissant est notre Père rempli d'amour, mais Il est aussi un Dieu redoutable ! Dans nos relations avec Lui, il n'y a aucune place pour l'impertinence ou la familiarité superficielle, telles que Benny Hinn peut les manifester avec autant d'arrogance dans ses prédications. Même si nous jouissons d'une relation d'amour avec Lui, ce qui n'est certainement pas le cas de Benny Hinn. Dieu n'est pas appelé "Seigneur" pour rien ! Il est le Maître, le Souverain ! Job, qui était pourtant l'ami de Dieu, a dû péniblement apprendre cette leçon ! Qui sommes-nous donc pour dire au Seigneur que nous allons accomplir des œuvres pour Lui ? Quelle arrogance monstrueuse ! Ceux qui disent cela ne font que démontrer qu'ils n'ont aucune relation réelle avec Dieu, et que leur soi-disant relation avec le Seigneur n'est que vaine prétention.

 

"L'Eternel répondit à Job du milieu de la tempête et dit : Qui est celui qui obscurcit mes desseins par des discours sans intelligence ? Ceins tes reins comme un vaillant homme ; je t'interrogerai, et tu m'instruiras. Où étais-tu quand je fondais la terre ? Dis-le, si tu as de l'intelligence. Qui en a fixé les dimensions, le sais-tu ? Ou qui a étendu sur elle le cordeau ?… Depuis que tu existes, as-tu commandé au matin ? As-tu montré sa place à l'aurore, pour qu'elle saisisse les extrémités de la terre, et que les méchants en soient secoués ?… Les portes de la mort t'ont-elles été ouvertes ? As-tu vu les portes de l'ombre de la mort ? As-tu embrassé du regard l'étendue de la terre ? Parle, si tu sais toutes ces choses… Es-tu parvenu jusqu'aux amas de neige ? As-tu vu les dépôts de grêle, que je tiens en réserve pour les temps de détresse, pour les jours de guerre et de bataille ?… Est-ce par ton ordre que l'aigle s'élève, et qu'il place son nid sur les hauteurs ?… Celui qui dispute contre le Tout-Puissant est-il convaincu ? Celui qui conteste avec Dieu a-t-il une réplique à faire ? Job répondit à l'Eternel et dit : Voici, je suis trop peu de chose ; que te répliquerais-je ? Je mets la main sur ma bouche… L'Eternel répondit à Job du milieu de la tempête et dit : Ceins tes reins comme un vaillant homme ; je t'interrogerai, et tu m'instruiras. Anéantiras-tu jusqu'à ma justice ? Me condamneras-tu pour te donner droit ?… Orne-toi de magnificence et de grandeur, revêts-toi de splendeur et de gloire ! Répands les flots de ta colère, et d'un regard abaisse les hautains ! D'un regard humilie les hautains, écrase sur place les méchants, cache-les tous ensemble dans la poussière, enferme leur front dans les ténèbres ! Alors je rends hommage à la puissance de ta droite (Job, 38, 39 et 40).

 

L'état d'esprit des post-millénaristes.

Pourtant, les post-millénaristes disent qu'ils vont conquérir le monde pour Christ. En disant cela, ils révèlent qu'ils n'ont jamais réellement connu le Seigneur. En vérité, ce n'est pas sans raisons que certains entendront un jour ces paroles terribles : "Je ne t'ai jamais connu !" (C'est-à-dire : Je n'ai jamais eu de relation intime avec toi !)

 

"Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n'avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité" (Matthieu 7 :22-23). (Il faut noter ici qu'il ne s'agit pas de pécheurs grossiers, mais de gens qui pensaient "faire des œuvres pour Dieu").

 

Leur relation avec Dieu est tout entière au niveau de l'âme, et n'a rien de spirituel. Parce qu'ils ne savent rien de l'esprit. Ils ne savent pas "contempler et refléter" le Seigneur. Il est donc normal qu'ils croient en la double nature de l'homme. Comment pourrait-il en être autrement ?

 

Pour les post-millénaristes, l'Eglise est plus importante que Christ.

Les post-millénaristes (et donc, ceux qui pensent que l'homme n'a qu'une nature double) mettent l'accent sur les œuvres, et non sur la vie de Christ, sur le fait de "faire" et non de "refléter". Bien plus, ils considèrent l'Eglise d'une manière entièrement différente de celle des pré-millénaristes. Les post-millénaristes placent l'Eglise avant l'individu. L'individu est considéré comme étant au service de l'Eglise. Pour eux, notre intimité avec Dieu est déterminée par notre relation à l'Eglise. En d'autres termes, les post-millénaristes commencent avec la collectivité, et finissent avec l'individu. Il n'en est pas de même pour les pré-millénaristes et ceux qui soutiennent que l'homme a une triple nature. Ils commencent par l'individu, et finissent par l'Eglise.

 

Cela peut sembler superflu, mais il est important de comprendre de quelle manière Christ demeure dans l'Eglise. Il demeure dans l'Eglise parce qu'Il demeure dans les individus qui composent l'Eglise. Christ ne demeure pas dans l'Eglise comme si elle constituait une entité séparée en elle-même. Il demeure dans l'Eglise au travers des individus qui la constituent ! Il est important de remarquer que nous ne sommes pas en train d'éliminer ou de minimiser l'Eglise dans le plan de Dieu. Nous voulons simplement dire que l'Eglise commence par des individus !

 

Toutefois, pour les post-millénaristes, c'est l'Eglise, et non Christ, qui doit instaurer le Royaume de Dieu sur la terre. Christ est considéré comme un simple "Observateur" dans les cieux, pendant que les Chrétiens font tout le travail sur la terre ! Le post-millénarisme minimise grandement le rôle des individus, pour mettre l'accent sur la collectivité.

 

Pour les post-millénaristes, la collectivité est tout. C'est pour cela qu'ils mettent tant l'accent sur l'unité. Mais il ne s'agit pas d'une unité qui découle naturellement de notre communion spirituelle individuelle avec Christ, lorsque nous Le contemplons et Le reflétons dans notre esprit. Il s'agit d'une unité construite par une action extérieure, par l'action des responsables de l'Eglise (anciens, pasteurs, "apôtres", prophètes", etc…) Il s'agit d'une unité extérieure produite par la conformité, non de l'unité qui découle de la vie de Christ dans notre esprit.

 

L'unité des post-millénaristes dépend d'une hiérarchie.

L'unité des post-millénaristes dépend d'une hiérarchie, de l'organisation d'un corps de responsables, dépendant les uns des autres au sein d'une pyramide géante, qui met l'accent sur le rang et la position. C'est précisément de cette manière que le monde s'organise. Plus on est élevé dans la hiérarchie, et plus on est "près" de Dieu ! On doit se "soumettre" à tous ceux qui sont "au-dessus", et dominer sur tous ceux qui sont "au dessous". Notre spiritualité se mesure à notre degré de soumission à l'autorité établie. En fait, on nous demande de nous soumettre à un esprit de contrôle et de domination !

 

L'ordre promu par les post-millénaristes est fondé sur une discipline de type militaire, une discipline mise en œuvre par une chaîne de commandement. L'idée que tous les hommes puissent avoir un accès égal à Dieu par le Saint-Esprit qui demeure dans leur esprit (c'est l'idée fondamentale de la triple nature de l'homme) est une hérésie abominable pour les post-millénaristes ! Elle ruine l'ordre militaire dont ils ont besoin ! Le fait de croire que chaque Chrétien possède un esprit qui peut être dirigé individuellement par le Saint-Esprit qui demeure en lui, sans avoir à recourir à une "autorité extérieure", représente une menace pour la structure pyramidale mise en place par les post-millénaristes ! Pour eux, admettre que l'homme puisse avoir une triple nature fait échapper celui-ci à la nécessité de dépendre d'une autorité humaine pyramidale, et sape complètement les fondements de leur système rigide. Pour les post-millénaristes, l'idée que chaque Chrétien puisse "connaître" Dieu personnellement dans son esprit, sans dépendre de l'autorité d'une hiérarchie supérieure, est une abomination et un sacrilège !

 

Le concept de la triple nature de l'homme s'oppose à toute hiérarchie humaine.

Pourtant, Jésus n'a pas enseigné que nous devions dépendre d'une telle hiérarchie. Il a même enseigné exactement le contraire. Il a dit :

 

"Jésus les appela, et dit : Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. Il n'en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur ; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave. C'est ainsi que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs" (Matthieu 20 :25-28).

 

Au lieu d'enseigner que nous devons dépendre d'une hiérarchie humaine extérieure, Jésus a dit :

"Pour vous, l'onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n'avez pas besoin qu'on vous enseigne ; mais comme son onction vous enseigne toutes choses, et qu'elle est véritable et qu'elle n'est point un mensonge, demeurez en lui selon les enseignements qu'elle vous a donnés" (1 Jean 2 :27).

 

En quoi consiste exactement cette onction ? Jésus nous l'a dit : "Mais le consolateur, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit" (Jean 14 :26).

 

Il a ajouté : "Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l'Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi" (Jean 15 :26).

 

Pour Jésus, le ministère du "Consolateur", en faveur de chaque Chrétien, était d'une importance capitale. Ce ministère devait s'exercer en-dehors de toute forme de hiérarchie humaine. A tel point que Jésus a dit :

"Maintenant je m'en vais vers celui qui m'a envoyé, et aucun de vous ne me demande : Où vas-tu ? Mais, parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre cœur. Cependant je vous dis la vérité : il vous est avantageux que je m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous ; mais, si je m'en vais, je vous l'enverrai" (Jean 16 :5-7).

 

L'importance de notre marche personnelle avec Christ.

La triple nature de l'homme nous permet de comprendre l'importance de la marche personnelle du Chrétien avec Christ. Ce n'est pas pour dire que notre marche collective avec les autres Chrétiens n'est pas importante. Mais c'est bien notre marche personnelle avec Christ qui constitue le point de départ de toutes nos relations dans l'Eglise. Selon la conception de la triple nature de l'homme,tous les Chrétiens, quelle que soit leur intelligence, leur position dans la société ou dans l'Eglise, ont un même accès auprès de Dieu, par le Saint-Esprit qui demeure dans leur esprit humain. C'est de cette manière que tous les sarments de la vigne ont un accès égal à la sève que leur transmet le cep. Jésus a dit : 

"Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire" (Jean 15 :5).

De son côté, l'apôtre Jean a dit :

 

"Et maintenant, petits enfants, demeurez en lui, afin que, lorsqu'il paraîtra, nous ayons de l'assurance, et qu'à son avènement nous ne soyons pas confus et éloignés de lui" (1 Jean 2 :28).

 

Voici le secret : demeurer en Lui ! C'est là que tout commence ! Ce n'est pas notre intellect qui est important, ni notre formation théologique (bien que nous ne négligions pas l'intellect, ni une bonne formation biblique), ni nos succès dans le monde. Mais ce qui est important, c'est de demeurer en Lui et dans Sa Parole, la Bible. Si un Chrétien fait cela, tout le reste suivra, y compris une relation d'amour vibrante avec les autres, ainsi qu'une vie d'église pleinement réussie.

 

L'individu et l'Eglise.

Oui, mille fois oui ! L'Eglise est importante ! La Bible dit même que l'Eglise est l'Epouse de Christ (Apoc. 21 :9). Mais nous ne devons jamais oublier que c'est l'Eglise qui procède du Seigneur, et non le Seigneur qui procède de l'Eglise. Le Seigneur vient d'abord, l'Eglise ensuite. C'est de notre relation individuelle avec le Seigneur que dépend la qualité de notre vie d'église. Si notre marche personnelle avec le Seigneur est défectueuse, notre vie d'église sera défectueuse ! Et tous les séminaires auxquels nous assisterons, tous les livres que nous lirons, et toutes les prédications que nous écouterons, ne serviront à rien ! Mais lorsque les Chrétiens contemplent et reflètent la gloire du Seigneur, alors c'est aussi toute l'Eglise qui reflète la splendeur du Seigneur. Il n'y a pas d'autre moyen d'y parvenir ! En d'autres termes, la santé d'un corps humain dépend de la santé des cellules de son corps, et non l'inverse. Si toutes les cellules de notre corps sont saines, alors tout notre corps sera sain. Alors que le contraire n'est pas vrai.

 

Certains parlent de l'Eglise comme si elle avait une identité propre, indépendamment de la condition spirituelle de ses membres. Mais l'Eglise n'a aucune vie propre. Elle n'a la vie que parce que ses membres individuels ont la vie. L'Eglise n'aurait aucune vie, si ses membres n'avaient pas la vie. L'Eglise ne reflète la gloire de Dieu que dans la mesure où ses membres individuels "contemplent et reflètent" la gloire du Seigneur ! Paul a dit :

"Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près ; car par lui nous avons les uns et les autres accès auprès du Père, dans un même Esprit. Ainsi donc,vous n'êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. En lui tout l'édifice, bien coordonné, s'élève pour être un temple saint dans le Seigneur. En lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit" (Ephésiens 2 :17-22).

 

Selon Paul, l'ordre normal est le suivant : tout commence au niveau des membres individuels de l'Eglise, qui doivent avoir une communion personnelle, dans leur esprit, avec le Saint-Esprit, le Consolateur donné par Dieu. Et c'est grâce à cette communion avec Dieu dans notre esprit que nous sommes tout naturellement, et sans effort, introduits dans l'unité, et édifiés ensemble pour être un Temple saint du Seigneur, l'Eglise.

 

En résumé.

Ce n'est pas sans raison que nous avons passé beaucoup de temps à parler de notre marche individuelle avec Christ, et de notre triple nature, qui rend cette marche possible. La raison est simple : L'Eglise ne commence pas par une "collectivité". Elle commence par des individus !

 

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commentaires

millliearuna 11/06/2011 09:33


Merci Nicolas pour ce bon texte. Je viens de comprendre en le lisant pourquoi certains ont des problèmes de désobéissance et d'égarements, quand il dit que certains connaissent Dieu seulement au
niveau de leur âme. Je comprends maintenant pourquoi beaucoup de jeunes (et moins jeunes) tombent dans la mauvaise louange évangélique, ou tombent dans des fausses doctrines. Milliearuna


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  • : Mes recherches personnelles dans les saintes écritures pour persévérer dans la saine doctrine. "Christ en moi" la vraie vie.
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  • Nicolas Papaïconomou
  • Je vis ma foi en Yeshoua ( Jésus) au quotidien. Je fuis la religion des hommes et cherche la présence de Dieu-Elohim comme un trésor. Je m'attends aux directives de l'Esprit de Dieu-Elohim qui est l'Esprit de vie.
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