Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 09:32

Article de Michelle d'Astier de la Vigerie,

Sommes-nous de ceux qui, sous prétexte d'amour, ne reprenons jamais un frère dont la conduite  nous le savons va le perdre ?

Sommes-nous de ceux qui, par amour des succès d’estrade et avides de gloire humaine et d’offrandes confortables, caressent agréablement les oreilles et envoient en enfer ceux qu’ils prétendent aimer ?...

Il est souvent de très mauvais goût aujourd'hui de dire la vérité, dans l'Église comme dans le monde. Dès que l'on heurte des convictions viscérales, surtout des convictions religieuses, on vous accuse de manquer d'amour. Et nous voici soudain intimidés et paralysés, là où on ne voulait qu’avertir pour empêcher quelqu’un de se perdre.

Aucun mot n’a été aussi galvaudé que le mot « amour ». Le monde, par exemple, affirme que les homosexuels ont le droit de s’aimer : c’est leur choix. Effectivement, Dieu a donné à chacun de nous l’entière liberté d’un choix, celui de la vie ou celui de la mort ! Et si, sous prétexte de compréhension et d'humanité, on les encourage dans ce qui va les conduire à leur perte, alors que le Seigneur nous a donné les moyens de les sauver, de les affranchir par la vérité et de les délivrer, c'est à nous que Dieu va demander des comptes.

"Et bien qu’ils connaissent le décret de Dieu, selon lequel ceux qui pratiquent de telles choses sont dignes de mort, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les pratiquent". Rom 1 :31

’amour véritable, c’est l’agape, celui qui guérit, qui délivre et qui sauve, mais qui sait aussi reprendre et punir, comme un père responsable sait punir son enfant pour son propre bien (Héb 12 :7). Il n’a rien à voir avec l’amour humaniste, factice à en vomir, qui, sous couvert d’aimer son prochain, camoufle souvent le besoin de s’absoudre soi-même et de plaire à tous.

L’amour du prochain et l’amour de la vérité vont de pair dans la Parole de Dieu. Les vrais prophètes reçoivent un tel amour de la vérité qu’ils sont prêts à risquer leur vie pour la proclamer. Achab a envoyé des escouades de soldats pour tuer Elie, et, plus tard, sa femme Jézabel a utilisé l’intimidation sorcière et la menace pour faire fuir Elie et le pousser à demander la mort (1 R 19 :2 et 4).

Ceux qui ont l’esprit d’Elie n’hésitent pas à confronter les autorités pour les mettre devant leur péché, comme Elie déclarant à Achab que c’était lui qui avait tué Naboth (1 R 21 :19). Élie avait un amour véritable pour le peuple de Dieu. Il connaissait les conséquences du compromis avec le péché, surtout quand des leaders s'y livrent, car ce compromis apportait des malheurs dont tout Israël subissait chaque fois les conséquences.

L’amour de la vérité est diamétralement opposé à l’amour de la popularité.

Paul a manqué de se faire tuer par les Juifs, pour avoir « annoncé la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d’œuvres dignes de la repentance » (Act 26 :20).

Tous les apôtres, sauf un, sont morts de la main de religieux convaincus de connaître Dieu. La véritable voix prophétique peut correspondre parfois à ce que les gens ont envie d’entendre, elle peut encourager ou consoler, mais elle peut aussi rappeler avec sévérité à quoi s’exposent ceux qui désobéissent aux commandements divins.

Elle dérange toujours.

Dans la tolérance humaniste, l’homme se fait « meilleur » que Dieu, et absout ce que Dieu absout uniquement quand le coupable passe par une vraie repentance et se détourne de ses mauvaises voies. C’est le comble de l’arrogance de l’homme que de gommer les avertissements de Dieu pour mettre à la place sa tolérance humaniste qu’il baptise amour ! Non, nous n’irons pas tous au paradis, et si tous les chemins mènent à Rome, tous ne conduisent pas, loin s’en faut, dans la Jérusalem céleste ! Jésus a dit que le chemin était étroit, resserré, et que peu le trouvaient.

Le mot d'ordre général, que l'on retrouve, dans l’œcuménisme par exemple, est : « Aimons-nous donc les uns les autres, comme Jésus nous a aimés, car nous prions le même Dieu »...

En sommes nous vraiment certains ? Il est si simple de se fabriquer un dieu à notre propre image et de se prosterner devant lui ! On peut même l’appeler Jésus. Mais il y a plein de faux Jésus, plein de faux évangiles et plein d’esprits qui ne sont pas l’Esprit de Dieu (2 Cor 11 :4). Devons-nous aller ensemble dans la Géhenne, parce que nous mettons comme priorité, pour faire l’unité à tout prix, de respecter les convictions de chacun ?

Aujourd’hui, dès que l'on proclame la vérité, on s’expose à une giboulée de reproches. Nous pouvons être rejetés de nos églises, et considérés comme des empêcheurs de vivre la grâce en rond. Pourtant il y a aussi beaucoup de vrais Chrétiens qui disent en avoir assez d’entendre des prédications à la guimauve, basée sur une parole de Dieu édulcorée, et qui veulent entendre la vérité. Prêcher la vérité contenue dans la Parole de Dieu de l’alpha à l’oméga, c’est la mission, par excellence, des ministères levés par Dieu, telle que décrite en Ephésiens 4 :11 à 15, qui se termine par : "Ainsi nous ne serons plus des enfants flottants et entraînés à tout vent de doctrine, joués par les hommes avec leur fourberie et leurs manœuvres séductrices, mais en professant la vérité dans l'amour, nous croîtrons à tous égards en celui qui est le chef, Christ."

Dire la vérité dans l’amour, et par amour, cela fait souvent de nous des parias. Nul n’est plus grand que son Maître.

Ce n’est pas pour autant que ceux qui se prétendent persécutés marchent forcément dans la vérité. Tous les gourous manipulent la paranoïa de la persécution ! Certains orgueilleux aussi…

L’orgueil est incompatible avec l’amour véritable. Il suffit de nous croire seuls détenteurs de la vérité – alors que la Parole nous dit que l’on ne connaît qu’en partie – pour tomber dans le piège sectaire qui fait dire : « Hors de nous, point de salut ». Inutile de pointer du doigt une dénomination particulière. Les pentecôtistes et les évangéliques charismatiques sont particulièrement vulnérables à cet orgueil qui ne dit pas son nom et qui relève de l’élitisme. Rien de nouveau sous le soleil.

 En Marc 9 :38, les apôtres s’offusquent de ce qu’un homme « chasse les démons au nom de Jésus alors qu’il ne les suit pas ». Jésus les rabroue vivement. Cet homme-là faisait les œuvres du Seigneur par la foi en Jésus-Christ et par amour pour les captifs. Il avait tout compris !

Nos assemblées sont trop souvent des clubs repliés sur eux-mêmes ! L’élitisme, c’est de l’idolâtrie. Il exclue l’amour véritable, et donc la manifestation de l’amour divin : la miséricorde, la patience, la bonté, la charité, mais aussi l’intégrité, la fermeté et la vérité.

Jésus a dit: « C'est à l'amour que vous avez les uns pour les autres que l'on vous reconnaîtra ». De quel amour nous parlait-Il? De celui des bisous du dimanche matin : « Ici c'est trois », ou « Ici c'est quatre »-, que nous nous échangeons avec un sourire évangélique ? Ne nous avisons pas de dire aux mêmes frères que vivre dans l’adultère ou prier des morts va leur fermer la porte du Royaume s’ils ne reviennent pas de ces voies de perdition. Soudain, nous ne serons plus leur frère, mais l’accusateur des frères, un légaliste, un religieux… En bref, quelqu’un qui manque d’amour.

Et vlan, tout est dit !

Qu'appelons-nous amour ? Si Jésus entrait aujourd'hui physiquement dans une église et répétait certaines choses qu'Il déclarait il y a deux mille ans au peuple de Dieu, Il se ferait jeter hors de la plupart des bâtiments que nous avons baptisés « églises chrétiennes », toutes dénominations confondues.

On l'accuserait de manquer d'amour !

Jésus a dit qu'à la fin des temps « la charité du plus grand nombre se refroidirait, qu'on se trahirait les uns les autres, qu'on se haïrait les uns les autres, qu'il y aurait de faux prophètes qui séduiraient beaucoup de gens, même les élus, et que l'iniquité progresserait partout » (Mt 24:10 à 12).

Nous sommes à la fin des temps et cet avertissement solennel de Jésus devrait nous faire réfléchir et nous donner une sainte crainte de Dieu. Pourtant, on utilise le mot amour à toutes les sauces dans nos églises, comme dans le mouvement hippie des années soixante, qui dégoulinait d'amour apparent, et qui proclamait : « Faites l'amour, pas la guerre ». Ils ont tellement fait l'amour que l’IVG a rapidement été légalisée dans la foulée, pour éliminer le trop plein d'enfants non désirés qui résultait de cette philosophie séduisante mais mortelle.

Dans nos églises, ce sont parfois les vrais témoins de Jésus que l’on élimine de la langue ou par l’intimidation.

"L’heure vient où quiconque vous fera mourir pensera offrir un culte à Dieu. " Jn 16 :2

Alors, n'utilisons pas à la légère les mots amour et ne faisons pas une panacée universelle d'un simili amour fraternel. L’œcuménisme d’aujourd’hui consiste à rassembler tous ceux qui se disent chrétiens sous une bannière commune, qui n’est pas la bannière de Christ quand elle tait pudiquement l’idolâtrie, les dogmes hérétiques et la violation flagrante des commandements de Dieu. Entre autres, la fabrication de statues et d’images que l’on divinise, l’invocation des morts, et le culte d’une "Vierge" promue au rang de mère de Dieu et de Reine du ciel.

Qu’en est-il de tous ces rassemblements pseudo chrétiens où, sous prétexte d’amour, on ne prêche que sur ce quoi tout le monde est d’accord, en occultant toutes les vérités qui dérangent ?

Une semi vérité est un mensonge, car la Vérité est un homme, Jésus-Christ. On ne peut rien retrancher ni ajouter à la Parole sans voir retrancher sa part de l'arbre de vie (Apoc 22:18,19). Si on ne pratique qu’une moitié de la Parole de Dieu, on n’a rien du tout et l’on est perdu !

 Aimer l’autre englobe d’avoir le courage de rappeler, quand nécessaire et quel qu’en soit le prix, qu’il n’y a pas de compromis possible avec la Parole de Dieu. Ne confondons jamais patience et miséricorde les mêmes que celles dont Dieu fait preuve avec chacun d'entre nous, avec compromis et aveuglement volontaire. L’enjeu, c’est le salut !

"Mais pour les …abominables,…les idolâtres et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang de feu et de souffre : cela, c’est la seconde mort » Apoc 21 :8.

La séduction mortelle de l’œcuménisme.

Paul dit de l’évêque : « Il faut qu’il soit…attaché à la parole authentique telle qu’elle a été enseignée, afin d’être capable d’exhorter selon la saine doctrine et de convaincre les contradicteurs » (Tit 1 :9).

Cela concerne tous ceux qui prêchent l’évangile.

Les foules des derniers temps, comme prophétisé dans la Bible, « ne supportent plus la saine doctrine et, au gré de leurs propres désirs, se donnent maîtres sur maîtres… et se tournent vers les fables » (2 Tim 4 3 et 4). Sommes-nous leur complice? Sommes-nous de ceux qui, par amour des succès d’estrade et avides de gloire humaine et d’offrandes confortables, caressent agréablement les oreilles et envoient en enfer ceux qu’ils prétendent aimer ? Alors, nous sommes devenus des faux prophètes, des loups déguisés en serviteurs de Dieu, qui, par cupidité ou autre motif sordide, ne disent aux gens que ce qu’ils aiment entendre.

Aimer l’autre, c’est avant tout vouloir le sauver pour l’éternité.

En Apocalypse 3, l’Église de Philadelphie, la seule qui sera « préservée à l’heure de la tentation qui vient sur le monde entier », est la seule « qui a gardé la Parole de Christ ». Ce sera la seule enlevée car ce sera la seule qui, malgré toutes les séductions œcuméniques environnantes, continuera à marcher dans la vérité. La séduction du grand œcuménisme, c’est d’obtenir une puissance temporelle qui confère une influence mondiale que tous les chefs d’états respectent, comme l’aura la grande prostituée décrite au chapitre 17 de l’Apocalypse, et particulièrement au verset 18.

Nous avons eu un aperçu de cette vénération mondiale lors de l’enterrement de Jean-Paul II. Tous les « rois » de la terre, ou presque, se sont prosternés devant sa dépouille. C’était un événement précurseur de l’aura mondiale qu’aura l’antéchrist.

Apocalypse 17 parle de la « femme vêtue de pourpre et d’écarlate, parée d’or et de pierres précieuses », « mère des prostituées et des abominations de la terre », « ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus » et qui a « la royauté sur les rois de la terre ». C’est une prostituée « qui est assise sur des peuples, des foules, des nations et des langues ». Elle est « assise sur sept montagnes » (ou sept monts). Elle a sur son front inscrit un nom, un « mystère » : « Babylone la grande ».

 Tout le chapitre, à l’évidence, parle d’une église apostate qui rassemble progressivement toutes les religions sous la bannière et le contrôle du Vatican, afin de constituer « La grande Babylone ». Babel signifie : « confusion ». C’était un haut lieu créé par les hommes, unis afin d’être invincibles. Ce gratte-ciel n’était rien d’autre qu’une tentative d’échapper au jugement de Dieu, le déluge étant encore tout proche dans les mémoires. 

Dieu Lui-même a reconnu qu’il y avait une grande puissance dans l’unité : "Voici un seul peuple ! Ils parlent tous le même langage, et voilà ce qu’ils ont entrepris de faire ! Maintenant il n’y aurait plus aucun obstacle à ce qu’ils auraient tous décidé de faire !" Gen 11 :6

Quelle puissance ! Mais l’unité « politique » et religieuse recherchée au sein de l’œcuménisme papal ne ressort pas de la fraternité, encore moins de l’amour, mais de la rébellion contre les jugements de Dieu, et de la haine déguisée contre la véritable Eglise. L’homme est obsédé par l’idée de bâtir des empires, politiques, financiers ou religieux. Tous les empires, au cours de l’histoire, ont éclaté les uns après les autres, car Dieu, au bout d’un temps déterminé par Lui, a toujours dispersé les peuples et les nations, comme à Babel. Car il s’agit de rébellion contre Lui.

Il en sera des empires à venir comme des empires passés : ils exploseront, qu’il s’agisse d’empires économiques, telle l’Europe en passe de reconstituer l’empire romain dans ses frontières anciennes avec l’entrée programmée de la Turquie-, ou d’empires spirituel, les deux étant appelés à se superposer à la fin des temps.

Dans le domaine spirituel, c’est l’ancienne hégémonie romaine qui est en passe de se reconstituer et de récupérer son influence géographique d’antan. Les chapitres 13, 17 et 18 de l’Apocalypse décrivent un empire mondial politique, économique et spirituel,  sous la coupe de l’antéchrist, qui prétendra apporter la paix universelle en installant un système mondial unique dans les domaines législatif, économique et monétaire (le chiffre de la bête : 666), ceci, bien sûr, au nom de la fraternité et de la paix universelle. Quelle séduction !

À travers l’Europe, nous voyons cet empire se constituer progressivement sous nos yeux. On sait comment cela va s’achever : un épouvantable chaos ! Car la véritable unité ne peut se faire que « dans l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu » (Ep 4 :13). On baptise aujourd’hui « unité », dans l’Église comme dans le monde, ce qui n’est qu’union artificielle et circonstancielle, ou coalition créée par des hommes, pour des objectifs humains et à partir de valeurs humanistes fluctuantes, censées être une manifestation d’amour.

L’unité sans la Vérité divine, aussi intransigeante qu’un couperet, et sans l’amour qui nous est transmis par le Saint-Esprit (Rom 5 :5), n’est qu’utopie.

Voici une définition de l’unité selon Dieu : "Enfin, soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d'amour fraternel, de compassion, d'humilité" (1P 3:8)

Le véritable amour fraternel, conféré par le Saint-Esprit, conduit donc à avoir les mêmes pensées, les mêmes sentiments, la compassion et l’humilité. Certainement pas des arrière-pensées, donc de la défiance secrète ! Pourtant, c’est bien ce qui se produit dans les rassemblements œcuméniques où les uns égrènent un chapelet camouflé dans leur poche, en pensant qu’il manque aux autres la moitié de la révélation - la révélation de Marie-. Les autres pensent qu’à leur contact, tout le monde va désormais marcher main dans la main sur un seul chemin. Quel chemin ?

La tolérance humaniste.

Il est une autre forme tordue de l’amour dans le monde chrétien. On brandit le verset : « L’amour couvre une multitude de péchés », pour camoufler ou absoudre des fautes graves alors que les coupables ne les ont confessés qu’après y avoir été forcés. C’est le cas de Pharaon qui reconnaît avoir péché à la huitième plaie, pour que le cataclysme cesse, mais dont la repentance n’est que de circonstance, tandis que le cœur, lui, s’est endurci. C’est aussi le cas de Saül, convaincu de mensonge et de désobéissance grave par Samuel (1 S 15). Le repentir apparent de Saül n’a qu’un motif : ne pas perdre son trône.

Le sentimentalisme n’a rien à voir, non plus, avec l’amour divin. Il est même irréductiblement opposé. Paul dit : « la chair a des désirs contraires à l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à la chair ; Ils sont opposés l’un à l’autre, afin que vous ne fassiez pas ce que vous voudriez » (Gal 3 :17).

La chair englobe l’âme et ses sentiments. Quand Pierre a fait preuve de sentimentalisme et de fausse compassion vis-à-vis de Christ, Jésus lui a lancé : « Arrière de moi, Satan ! Tu es pour moi un scandale, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes » (Mt 16 :23).

Nos « bons sentiments » sont généralement sous la coupe directe de Satan !

Le sacrificateur Eli a fermé les yeux sur les abus commis par ses enfants, regardant sans doute, à la lumière de son indulgence paternelle, ces abus abominables comme de simples frasques. Dieu n’était pas d’accord, et toute la famille a subi, à perpétuité, une lourde malédiction (1 S 3 :13,14). Si l’on y regarde de près, Eli était âgé de 98 ans ; il était physiquement aveugle, et, selon nos critères humanistes, il avait lui aussi droit à toute notre indulgence. Mais vieillesse ou pas, Eli savait que ses fils couchaient avec des femmes qui venaient chercher la face de Dieu, et que tout Israël était contaminé par leurs transgressions (1S 2 :22). Au lieu de prendre une décision radicale pour écarter ses fils, il a choisi une molle admonestation. Dieu, Lui, a décimé la famille toute entière !

Si nous pensons que Dieu aurait pu être plus "humain", plus "compréhensif" compte tenu des circonstances "atténuantes", c'est que nous sommes imprégnés de l'humanisme issu tout droit de la chair, des "pensées qui sont celles des hommes et non celles de Dieu", et, de fait, nous nous faisons "meilleurs" que Dieu !

Nos « bons sentiments » ne font pas partie de l’amour agape; pourtant, dans nos églises, l’indulgence sentimentale est aujourd’hui pratiquée sur une large échelle. On la confond avec l’amour. Encore récemment, on me citait le cas d’un pasteur qui, après avoir régulièrement chuté dans l’adultère et été mis à l’écart quelque temps, retrouvait sa place de pasteur après une vague repentance publique. Ce pasteur en profitait pour exiger qu’on remette aussi son fils à sa place de co-leader. Au nom de l’amour et du pardon évangélique, bien entendu… La plus grande partie de l’église a suivi ! Or ce fils venait de faire un braquage et se trouvait encore en prison ! Depuis, dans l’assemblée, les prédications ne portent que sur le pardon et l’amour fraternel. Jamais sur l’exigence de sainteté de Dieu… *

*Note : M.A.V. Deux ans plus tard, le pasteur et son fils étaient expulsés de cette église. Le père s'est auto-proclamé prophète et est devenu, de fait, un loup déguisé.

Répétons-le : une partie de la Bible ne fait pas la Bible, et Dieu retranche de l’arbre de vie le nom de ceux qui escamotent ce qui, dans la Parole de Dieu, les dérange.

 

Si je cite cet exemple, c’est que j’ai entendu maintes fois des cas semblables. Ce type d’amour « qui couvre une multitude de péchés » est souvent une forme de complicité, qui aide ceux qui cachent des péchés similaires à se sentir moins sales, et qui permet à tous, au nom de l'amour et de la tolérance, de s'absoudre mutuellement. Puisque le leader le fait et que tous lui pardonnent !… Le niveau d'exigence de sainteté de Dieu est ainsi rabaissé et devient une foire aux compromis. Ce que j’ai vu aussi, chaque fois, c’est que le Saint-Esprit se retirait progressivement de ces lieux, qui devenaient des mouroirs spirituels et ne fabriquaient plus que des fils voués à la géhenne.

 

Certes, on doit pardonner « si le frère se repent » jusqu’à « soixante dix fois sept fois » (Mt 18 :22 et Lc 17 :4). Être patient comme Dieu l’est avec nous, oui. Mais devenir tolérant et aveugle avec le péché, non ! Ni avec le nôtre, ni avec celui d’autrui, car Dieu a dit par la bouche de Paul : « Le salaire du péché, c’est la mort ».

 

Où est l’amour quand on fait croire aux gens qu’ils peuvent pratiquer sans conséquence ce que Dieu appelle des abominations, ou que l’on se tait « pour ne pas les blesser »? Il y a autant de divorces aujourd’hui dans l’Église que dans le monde ; Pourtant, c’est un parjure. Beaucoup d’adultères ; Pourtant, cela envoie les coupables dans l’étang de feu. C’est écrit.

Mais au nom de « Dieu comprendra », ou « Dieu est amour », la moralité et l’intégrité dégringolent dans l’Eglise comme dans le monde. Mais Dieu, Lui, n’a pas changé d’un iota. Sa loi de sainteté non plus.

 " Que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ", s’écrie Paul en Rom 2 :8.

Il rappelle ensuite que, par l’endurcissement et par un cœur impénitent, on s’amasse un « trésor de colère pour le jour de la colère et de la révélation du juste jugement de Dieu ».

Jésus a donné cet ordre : « Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5:48).

C’est un ordre perpétuel. C’est la seule chose à laquelle nous devons aspirer de toutes nos forces, pour notre salut et pour porter du fruit, en acceptant les jugements de Dieu et son émondage parfois douloureux, par amour du prochain, par amour pour Dieu et par amour pour nous-mêmes, car il est écrit: « Recherchez la paix avec tous et la sanctification sans laquelle nul ne verra le Seigneur ».

La paix dont la Bible parle ne peut se faire dans le compromis, au nom de la tolérance. Cela, c'est la paix babylonienne, factice, et vouée à l'écroulement.

Le légalisme.

Il y a pire que l’amour factice et la tolérance coupable. Il y a le légalisme. Cette perversion se déguise derrière un soi-disant amour de la vérité, pour brandir des versets bibliques, accuser, casser, condamner, intimider et rejeter autrui. Jésus a certes dit que si on reprenait son frère et qu’il refusait d’écouter, qu’il soit pour nous « comme un païen et un péager » (Mt 18 :17).

Mais justement, ce sont les païens et les péagers que le Seigneur nous envoie sauver ! Et non pas piétiner !

Le diable est le champion toutes catégories dans l’art de se servir de la Bible, via la bouche des frères, pour accuser et condamner.

La méchanceté religieuse est la forme de méchanceté la plus sinistre qui soit, car elle se pare de beaux habits évangéliques, alors qu’elle dissimule l’orgueil, l’arrogance et la cruauté.

Elle est remplie d'hypocrisie et de fourberie, et elle est d'autant plus insupportable que ceux qui en sont atteints se croient justes. Exactement comme les Pharisiens du temps de Jésus... Ils n'ont même pas conscience de leur orgueil et de leur esprit tueur, souvent animé par la jalousie, car ils s'abritent derrière la Bible pour masquer la noirceur de leur cœur.

C'est l'esprit de Caïn, parfois celui de Koré, d'Abasalom, de Saül, de Balaam, de Jezabel, d'Athalie ou de Diotrephe (3Jn). Bien d'autres exemples de ces esprits tueurs et destructeurs nous sont montrés dans la Bible.

Il y a des « chrétiens » qui ont digéré la Bible jusqu’à la moelle pour en décortiquer des versets qui, dans leur bouche, deviennent des flèches pour achever les blessés. Certains en bombardent leur conjoint non converti, ou le malheureux qui crie à Dieu pour pouvoir résister au péché.

La Parole de Dieu, celle qui donne la vie, doit être accompagnée de l’Esprit de la prophétie.

La prophétie a un but : Celui qui prophétise, au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console. 1Co 14:3

Les vrais prophètes sont une lettre d’amour de Dieu. Les légalistes sont la lettre de mort du diable. Quand la Parole de Dieu est utilisée pour condamner sans appel, alors que Dieu donne toujours une porte d’espérance par la repentance, elle devient du fiel et un poison venimeux. Aucune parole qui vient de la chair ne peut être bonne, fut-elle sortie tout droit de l’Évangile. Le diable a dit à Jésus : « Jette-toi en bas, car il est écrit… » (Mt 4 :6), et de citer les versets 11 et 12 du psaume 91 sans en rajouter ni en ôter une virgule, ni un iota, mais dans un but haineux et destructeur.

La Bible dit : « Ô homme, qui que tu sois, toi qui juges, tu es donc inexcusable; car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses. Rom 2 :1 »

En jugeant pour condamner, nous nous mettons à la place de Dieu qui a dit : « À moi la colère ! À moi la vengeance ! À moi la rétribution !».

En condamnant, nous mangeons de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

En exhortant selon la saine doctrine, par amour, nous mangeons de l’arbre de vie :

L'amour est patient, il est plein de bonté; l'amour n'est point envieux; l'amour ne se vante point, il ne s'enfle point d'orgueil, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche point son intérêt, il ne s'irrite point, il ne soupçonne point le mal, il ne se réjouit point de l'injustice, mais il se réjouit de la vérité; il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout. L'amour ne périt jamais… ( 1 Cor 13 :4à 8).

Quel Mystère que le véritable amour ! Il ne se décrit pas, il se prouve seulement par les fruits décrits ci-dessus et non par des manifestations de puissance ou par des œuvres que nous prenons souvent pour une démonstration d’amour. 1 Cor 13 commence en effet par : « Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas l’amour, je suis un airain qui résonne ou une cymbale qui retentit. Et quand j’aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j’aurai toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, si je n’ai pas l’amour je ne suis rien. Et quand je distribuerai tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerai même mon corps pour être brûlé, si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert de rien ».

Les œuvres, sans l’amour qui vient du cœur de Dieu, sont des œuvres de néant, une séduction et une auto séduction mortelle. Mais quand l’amour de Dieu habite en nous, selon Romains 5 :5, nous ferons naturellement des œuvres que Dieu accomplit pour nous et à travers nous.

Alors, nous pouvons être stupéfaits de la manière dont Dieu peut nous utiliser, stupéfaits des fleuves de vie et d’amour qui peu- vent couler de notre sein.

Mais toute la gloire revient à Dieu, car ce fleuve d’amour, ce n’est certes pas nous qui pouvons le produire.

C’est le Saint-Esprit quand Il habite pleinement en nous, et qu'Il nous apprend à aimer, non pas avec notre cœur "tortueux par-dessus tout", mais , selon Romains 5:5, par l’Esprit de vérité.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Dokimos de la foi
  • Dokimos de la foi
  • : Mes recherches personnelles dans les saintes écritures pour persévérer dans la saine doctrine. "Christ en moi" la vraie vie.
  • Contact

Profil

  • Nicolas Papaïconomou
  • Je vis ma foi en Yeshoua ( Jésus) au quotidien. Je fuis la religion des hommes et cherche la présence de Dieu-Elohim comme un trésor. Je m'attends aux directives de l'Esprit de Dieu-Elohim qui est l'Esprit de vie.
  • Je vis ma foi en Yeshoua ( Jésus) au quotidien. Je fuis la religion des hommes et cherche la présence de Dieu-Elohim comme un trésor. Je m'attends aux directives de l'Esprit de Dieu-Elohim qui est l'Esprit de vie.

Recherche

Archives

Liens