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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 07:34


 Auteur A Katz

Une partie égale le tout: une nouvelle définition?

Le cinquième chapitre du livre des Actes relate un incident se rapportant à la vente d'une propriété. Si cet épisode avait eu pour cadre notre génération actuelle, on peut se demander s'il ne se serait pas terminé tout autrement. Si aujourd'hui un Ananias et une Saphira apportaient aux anciens de leur Église le montant. sans doute élevé, de la vente de leur propriété, ils recueilleraient probablement louanges et compliments. On se mettrait à faire beaucoup plus grand cas de leur vie spirituelle. Ananias aurait à coup sûr sa place dans le conseil d'administration de l'Église, ou bien on le nommerait ancien ou diacre.

Mais cet incident appartient à une autre époque, à un temps où l'Esprit de Dieu régnait dans toute sa gloire et dans toute sa pureté, si bien que cet acte qui de nos jours vaudrait à Ananias et Saphira des louanges, déclencha alors le jugement instantané et la mort. Force est de constater qu'aujourd'hui l'Église est très loin de cette pureté, de cette puissance, et de cette quête incessante de vérité qui caractérisait l'Église à ses débuts. Dieu n'a pourtant pas changé, et il a pour dessein de nous ramener vers ces normes élevées.

Mais un homme du nom d'Ananias, avec Saphira sa femme, vendit une propriété et retint avec le consentement de sa femme une partie du prix; puis il apporta l' autre partie et la déposa aux pieds des apôtres. Pierre lui dit: Ananias, pourquoi Satan a- t-il rempli ton coeur; au point de mentir à l'Esprit Saint et de retenir une partie du champ? Lorsque tu l'avais, ne demeurait-il pas à toi? Et après la vente, le prix n'était-il pas à ta disposition? Comment as-tu mis en ton coeur une pareille action? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu. Ananias entendit ces paroles, tomba et expira. Une grande crainte saisit tous les auditeurs.(Ac 5.1-5)

Ananias et Saphira ont dû apporter une somme considérable. Leur péché ne fut pas d'être avares, mais de laisser croire qu'ils avaient offert tout ce qu'ils possédaient, alors qu'il ne s'agissait que d'une partie, si importante fut-elle. Peut-être sommes-nous tentés de nous demander si leur action était si condamnable que cela. Après tout, si je donne une forte somme, est-ce que cela ne revient pas, en pratique, à tout donner? En fait, si je ne retiens qu'une petite portion pour moi-même, je ne mens pas vraiment en disant que j'ai tout donné. C'est vraiment comme si j'avais déposé toute ma fortune dans la corbeille d'offrande. Si des membres de l'Église, voyant ma générosité, pensent que j'ai fait don de tous mes biens, ce serait être légaliste, ou littéraliste, que d'aller faire une mise au point. De toute façon, si je compare mon don à celui des autres, c'est vraiment comme si j'avais tout donné; la somme symbolise et tient lieu de mon tout.

Telle est la logique de la démarche d'Ananias et de Saphira. Ce ne fut pas la dernière fois, dans la chrétienté, qu'on déclara que la partie équivalait au tout, en trouvant d'excellentes raisons de le faire croire aux autres! Mais cette logique-là n'était pas celle de Pierre. L'Esprit de Vérité lui donna le discernement; il démasqua le mensonge et interpella Ananias et Saphira. Ils avaient peut-être réussi à se leurrer eux-mêmes, mais non à leurrer le Saint-Esprit. Ananias et Saphira n'étaient pas seulement menteurs, mais encore voleurs. Tout menteur est un voleur, car si on ment, c'est pour s'approprier ce qui ne vous revient pas de droit.

Abondance de grâce et coeurs sans partage

Les versets qui précèdent immédiatement l'histoire d'Ananias et de Saphira décrivent une église dans laquelle:

...la multitude de ceux qui avaient cru n'étaient qu'un coeur et qu'une âme. Nul ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais tout était commun entre eux... car il n'y avait parmi eux aucun indigent; tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu'ils avaient vendu et le déposaient aux pieds des apôtres. (Ac 4.34-35)

L'église de Jérusalem avait un coeur sans partage. Il s'ensuivait que: "...avec une grande puissance les apôtres rendaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus. Et une grande grâce reposait sur eux tous." (Ac 4.33). Ananias et Saphira vivaient au sein de cette église. Ils voyaient cette abondance de grâce et de joie, cette communion profonde qui était le lot de ceux qui avaient tout donné. Ils désiraient jouir de cette abondance de grâce, sans comprendre cependant, qu'elle était liée â la sincérité profonde de ceux qui la recevaient. Ils avaient vu Barnabas et d'autres venir déposer leurs biens aux pieds des apôtres. Ils firent de même, mais rien qu'en apparence; ils firent semblant. Ils essayèrent d'obtenir la puissance, la joie, et l'abondance de grâce en n'apportant qu'une partie au lieu du tout.

Il nous faut nous demander si notre propre démarche diffère en quoi que ce soit de celle d'Ananias et de Saphira, quand nous recherchons et attendons une abondance de grâce et de puissance, alors que nous ne nous livrons qu'en partie tout en déclarant que nous nous sommes donnés entièrement. Nous désirons cette grâce abondante, ce réconfort en profondeur, cette communion fraternelle intime, partage de ceux qui reconnaissent toute la vérité et marchent dans toute la vérité; mais le seul prix que nous consentons â payer, c'est cet acquiescement qui limite la vérité à des paroles et à des doctrines. Nous voulons dire la vérité, sans pour autant être vrais; posséder la vérité sans pour autant lui obéir. Nous venons, portant cette vérité partielle et verbale et nous la déposons aux pieds de la norme apostolique, demandant que notre portion soit accueillie comme tenant lieu du tout ! Et d'ailleurs, notre confession de foi pleinement évangélique, fondamentaliste et pentecôtiste n'est-elle pas de beaucoup supérieure â celle de tant d'autres chrétiens? Peut-être avons-nous conservé une petite portion par dévers nous, c'est-à-dire le droit d'exagérer de temps en temps, de dire quelques «pieux» mensonges, de nous faire passer pour ce que nous ne sommes pas. Mais de toute façon, personne n'est parfait; insister pareillement sur la nécessité de marcher dans la vérité, en fin de compte, c'est du légalisme.

Voila comment nous continuons â nous justifier, tout comme Ananias et Saphira. En fait, si nous disons que nous sommes des hommes et des femmes de vérité, tout en nous réservant intérieurement le droit de mentir et de justifier nos petites compromissions, nos petites hypocrisies, c'est que nous faisons passer une partie pour le tout et avons dans le coeur l'intention de mentir au Saint- Esprit. Jacques écrit que celui qui viole la loi sur un seul point viole la loi tout entière (Ja 2.10). Décider de tolérer un faux-semblant ne serait-ce qu'une fois, c'est violer la vérité toute entière. Être vrai à quatre-vingt-dix-neuf pour cent, et faire passer ces quatre-vingt-dix-neuf pour cent pour la vérité toute entière, c'est mentir à cent pour cent.

Une vérité qui n'est pas toute la vérité n'est pas la vérité du tout. Celui qui endosse une très large part de la vérité n'est pas forcément plus près de la vérité que tel autre qui n'en accepte rien; en réalité, il peut en être bien plus éloigné. Il est frappant de constater que quand il s'agit de reconnaître qui est Jésus, certains sont prêts à aller très loin. Ils ont l'impression d'être très généreux quand ils voient en lui un grand prophète, un docteur de la loi, un exemple de vertu. Nous avons tendance à les féliciter de leur «ouverture d'esprit). Nous avons vite fait de nous emballer: ces gens semblent si près du salut: après tout, ils ont accepté quatre-vingt-dix-neuf pour cent de la vérité. Comment pourraient-ils être encore ennemis de la vérité, alors qu'ils voient aussi clair et ont saisi tant de vérités spirituelles?

Que de fois le chrétien se sent ridicule, intimidé en présence d'un tel «chercheur de vérité), et se trouve incapable d'insister sur la dernière portion manquante. «Quelqu'un comme lui doit être, dans la pratique, aussi chrétien que moi. Cette partie qu'il a appréhendée est tellement proche du tout, que c'est vraiment comme s'il avait accueilli le tout) . C'est ainsi que nous nous laisserons intimider si nous n'avons pas compris quelle est la nature de la vérité. Si nous avons perdu l'habitude d'exiger de nous-mêmes toute la vérité ou si nous n'avons jamais acquis cette habitude, nous flancherons et nous ne l'exigerons pas chez autrui.

S'ouvrir à toute la vérité

Reconnaître en Jésus un prophète et un docteur de la loi, en refusant cependant d'admettre tout ce qu'il a dit de lui-même, c'est le renier entièrement. De telles professions de foi partielles n'ont rien de louable. Elles sont bien plutôt inquiétantes, car elles consistent à faire passer une vérité partielle pour la vérité toute entière; elles sont un leurre pernicieux, un mensonge. Certains veulent bien apporter à Jésus une large part de la louange et de l’honneur qui lui sont dus, mais non la totalité; or c'est la partie manquante qui fait toute la différence.

C'est sur cette ultime portion de la vérité que se joue notre relation avec la vérité. Le passage de l’Écriture qui froisse notre orgueil, prend à rebrousse-poil notre intellect, et pourrait bien scandaliser autrui, voilà celui qui importe le plus. Il s'agit de cette ultime déclaration, qui en devenant pour nous irrévocable, confère à Dieu l’autorité de fait sur toute notre vie: voilà ce qui change tout. Oui, je crois tout ce qu'enseigne l’Écriture, sauf... sauf ce qu'elle dit de l’enfer, sauf ce qu'elle dit du jugement, sauf ce qu'elle dit de l’autorité. Oui, je crois que Dieu est juste et souverain en toutes choses... sauf en ce qui concerne telle tragédie, tel deuil personnel. Je lui rendrai grâces et je le louerai en toutes circonstances, sauf en celle-là. Où en sommes nous, par rapport à la foi, à l’amour, à la reconnaissance de la seigneurie divine? La foi, l’amour ou la soumission qui nous viennent facilement ne prouvent rien; la pierre de touche, c'est ce domaine où la tentation de nous dérober est à son comble.

Pierre a dit à Ananias: "Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu" (Ac 5.4). A qui croyons-nous mentir, quand nous nous donnons en partie tout en parlant de don total, quand nous adorons en partie, prions en partie, aimons ou croyons en partie?

" Ananias entendu ces paroles, tomba et expira. Une grand crainte saisit tous les auditeurs" (Ac 5.5). Ce fut quand il entendit «ces paroles» qu'Ananias comprit toute l'ampleur de son mensonge. 'Ce n'est pas seulement à moi, ni à toi-même que tu as menti. Ces faux raisonnements par lesquels tu te justifies toi-même, ces paroles par lesquelles tu te vantes d'aimer la vérité, mais sans accepter tout ce que Dieu dit, sont un mensonge envers Dieu lui-même'. Ce jugement qui frappa Ananias et Saphira nous paraît-il trop dur, trop sévère? A moins de comprendre l'ampleur de leur péché, et aussi longtemps que nous ne l'aurons pas compris, ce jugement restera pour nous un scandale, un mystère. Ananias et Saphira n' ont jamais nié que Christ fût venu dans la chair. Jamais ils n'ont nié sa résurrection corporelle. Jamais ils n'ont mis en doute un seul dogme de l'Église. C'est leur fausseté qui leur valut un jugement foudroyant, jugement qui montre tout le prix que Dieu attache à la vérité, prix que l'Église ne manqua pas de comprendre: "Une grande crainte saisit toute l'église et tous ceux qui apprirent ces choses" (Ac 5.11). Tous furent revigorés, ramenés à la réalité par la crainte d'être emportés et enterrés à leur tour, pas simplement pour avoir failli à la saine doctrine, mais pour avoir appelé totale une offrande partielle qu'ils présentaient à Dieu.

La crainte du Dieu de Vérité

Combien, aujourd'hui, seraient disposés à voir l'Esprit de Dieu traiter aussi sévèrement qu'il le fit jadis ceux d'entre nous qui nous sommes permis de mentir, de dire des demi-vérités? Nous sommes une génération qui ne connaît pas cette «grande crainte» qui s'empara de l'Église de Jérusalem; nous n'avons pas cette crainte respectueuse, ce tremblement qui s'empara de ces chrétiens en présence du Dieu qui refusait d'approuver un mensonge. Ce n'est pas un hasard si outre ce grand respect de la vérité et cette crainte salutaire du Dieu de vérité, il y a d'autres réalités qui sont absentes dans notre génération. Les versets qui suivent immédiatement le récit du jugement sont éloquents:

" Beaucoup de signes et de prodiges se faisaient au milieu du peuple par les mains des apôtres. .. Les multitudes d'hommes et de femmes qui croyaient au Seigneur augmentaient toujours plus. On apportait les malades dans les rues et on les plaçait sur des litières et des grabats, afin que, lors du passage de Pierre, son ombre au moins puisse couvrir l'un d'eux. La multitude accourait aussi des villes voisines de Jérusalem et apportait des malades et des gens tourmentés par des esprits impurs; et tous étaient guéris. " (Ac 5.12-16)

L'Esprit de Dieu était présent avec une grande puissance pour guérir les malades, pour amener beaucoup de gens à la repentance, précisément à l'heure où ce même Esprit poussa Pierre à interpeller Ananias et Saphira. Une telle puissance est absente de nos jours, et l'Église ne la retrouvera que lorsque la vérité retrouvera dans l'Église la place d'honneur que Dieu lui a assignée au commencement, car c'est l'Esprit de Vérité qui est l'Esprit de puissance.

Si les hommes et les femmes ne meurent pas foudroyés dans nos assemblées cela ne veut pas dire que Dieu tolère notre fausseté, nos mensonges. Quoiqu'il ne soit pas aussi instantané, le jugement ne manquera pas de tomber. "Le pain de la fausseté est doux à l'homme, et plus tard sa bouche est remplie de gravier" (Pr 20.17). Jusqu'à quel point cette estime, cette joie, ce prestige, cette paix que nous goûtons actuellement dans l’Église ne sont-ils pas destinés à devenir du gravier dans notre bouche? Pour l’instant, tout cela est doux comme miel: il ne s'est pas trouvé de Pierre pour nous interpeller. La vérité n'est plus guère prisée, et il n'y a guère, voire pas du tout de crainte de ce Dieu qui hait le mensonge sous toutes ses formes.

Les mensonges «pieux», les exagérations, les torsions subtiles de la vérité sont monnaie si courante qu'on les tient pour normaux, sinon désirables et inévitables dans

la conduite de la vie chrétienne. Une logique perverse de la fausseté finit par prendre l’apparence de la vérité. Si les serviteurs de Dieu qui pèchent contre la vérité ne sont pas foudroyés comme Ananias et Saphira, pense-t-on, n'est-ce-pas parce que Dieu a changé, parce que la vérité a changé depuis le temps du livre des Actes? Non, en réalité, Dieu n'as pas changé: nos mensonges continuent à nous faire mourir, mais à plus petit feu. Nous mourons d'inanition parce que le pain de la fausseté a beau abonder et flatter le palais, il ne constitue pas une nourriture véritable.

Tout mensonge est un acte extraordinairement présomptueux. Que se passe-t-il dans mon coeur pour que j'en vienne à me figurer que Dieu ne discerne pas ma fausseté? Certainement, j'élève mes faux raisonnements au-dessus de l'Esprit de Dieu. Tout mensonge place le moi au-dessus de la vérité, et au-dessus de celui à qui on ment. Il m'est impossible de mentir à quelqu'un et de continuer à le tenir pour mon supérieur, ou même pour mon égal. Par définition, le mensonge me place au-dessus de celui que je trompe, et rabaisse devant moi. En mentant au Saint-Esprit, Ananias et Saphira se plaçaient plus haut que Dieu.

Il n'est donc pas étonnant que Pierre ait déclaré à Ananias: "Pourquoi Satan a-t-il rempli ton coeur; au point de mentir à l'Esprit Saint?" (Ac 5.3). Le diable est menteur depuis le commencement, il est le père du mensonge (Jn 8.44). Il est aussi le père de l'orgueil. Sa chute survint quand il s'éleva lui-même, quand par un acte de suprême arrogance, il voulut devenir l'égal de Dieu en personne. Son orgueil était en soi un mensonge: il affirmait être plus que ce qu'il était réellement. L'orgueil et le mensonge sont inséparables depuis le commencement. Ils sont de même nature et proviennent de la même source. Ce fut Satan en personne qui remplit le coeur d'Ananias, tout comme ce fut à Dieu en personne qu'Ananias mentit.

Tout mensonge émane du père du mensonge

Si Ananias a menti, c'est parce que dans son coeur un esprit de mensonge était à l'oeuvre. Tout mensonge émane du père du mensonge. Cependant, ce n'est pas parce qu'un esprit était à l'oeuvre en lui qu'Ananias était innocent. Aussitôt après la question qui précède, Pierre lui a demandé: "Comment as-tu mis en ton coeur une pareille action?" (Ac 5.4).

Satan avait été l'instigateur, mais Ananias avait mis lui-même introduit une action dans son propre coeur. Loin d'être une innocente victime, Ananias était pleinement complice. Il s'était ouvert tout grand au mensonge; il y avait consenti de son plein gré. Ananias et Saphira n'étaient pas plus innocents qu'Adam et Ève au jardin d'Éden quand le serpent vint leur proposer son premier mensonge, à savoir: «Vous ne mourrez pas!». Ils tendirent la main et mangèrent le fruit qui promettait de faire d'eux les égaux de Dieu. Tout mensonge met en avant le moi, en l'élevant au-dessus de la vérité, pour faire de lui l'égal de l'auteur de la vérité: Dieu lui-même. Le mensonge est donc satanique par nature et constitue une provocation envers Dieu. L'orgueil et la présomption invitent et attirent le père du mensonge. Le terrain est abondamment fertilisé au moyen de faux raisonnements, de justifications du genre: «C'est pour le ministère». Nous faisons vibrer la corde de 1'émotion, nous grossissons un besoin afin de recueillir des fonds, mais pour l'oeuvre de Dieu, disons-nous, c'est légitime. «Il faut que les membres respectent leurs pasteurs et leurs responsables. C'est pour leur bien qu'il faut que je donne l'impression d'être plus sanctifié, d'avoir plus d'onction». Une fois qu'un coeur est rempli d'arguments semblables, il finira par produire des mensonges en tous genres: ce n'est plus qu'une question de temps. Satan visite ce coeur-là et y trouve des occasions en or.

Les dispositions de coeur du Roi

Quand le diable s'approcha de Jésus, il ne trouva rien en lui. Jésus était vrai de fond en comble. Rien en lui n'était capable de recevoir ou d'entretenir un mensonge: pas le moindre désir de dépasser les bornes de la vérité, ni aucune autre borne. Cette acceptation des limites que Dieu nous a assignées constitue l'humilité véritable; c'est la définition même d'une marche dans la vérité. Jésus était la vérité, parce qu'il était également parfait en humilité.

Ne faites rien par rivalité ou par vaine gloire, mais dans l'humilité, estimez les autres supérieurs à vous-mêmes. ..Ayez en vous la pensée qui était en Christ Jésus, lui dont la condition était "Celle de Dieu, il n'a pas estimé comme une proie à arracher d'être égale avec Dieu, mais il s'est dépouillé lui-même en prenant la condition d'esclave, en devenant semblable aux hommes. (Ph 2.3.5- 7)

Ces versets évoquent le mystère de l'incarnation de Dieu dans une chair d'homme. I1s s'appliquent également à nous tous qui sommes appelés fils de Dieu. A ce titre, nous ne manquons jamais d'occasions de nous élever, de devenir arrogants. Nous sommes tentés de tirer de notre condition filiale une image grande et glorieuse de nous-mêmes; il est donc d'autant plus nécessaire qu'on nous rappel1e les dispositions de coeur du Roi et de son Royaume.

Jésus est descendu des cieux et pas une seule fois il ne s'est à nouveau élevé lui-même. "Après s'être trouvé dans la situation d'un homme, il s'est humilié lui-même en devenant obéissant jusqu'à la mort, la mort sur la croix" (Ph. 2.8). Son humilité n'était pas partielle, mais totale. Il refusa absolument de se défendre, de sauvegarder le moindre lambeau de sa réputation, de son image; il refusa de s'épargner ce comble de la souffrance que sont le rejet et l'incompréhension. Il était totalement vrai, et infiniment humble. Aucun des appels qu'on lui lança pour qu'il se sauvât lui-même, ou s'élevât lui-même, ne trouva d'écho dans son coeur, pas plus que les appels à faire pour Dieu tout le «bien» possible; même le spectacle de la déception, de la douloureuse perplexité sur le visage de ses disciples ne put le persuader de se sauver lui-même. L'ultime épreuve fut l'ignominie et l'humiliation de la croix. C'est là que l'humilité de Jésus fut portée à la perfection, là que le sceau fut apposé sur sa personnalité. Sur quoi Paul écrit: " Ayez en vous la pensée qui était en Christ-Jésus" (Ph. 2.5).

A quoi reconnaîtrons-nous, et à quoi le monde reconnaîtra-t-il un peuple qui vit en toutes choses la vérité de l'Évangile? A quoi les gens reconnaîtront-ils que nous sommes les 'enfants du Roi', sa postérité véritable? Pas en nous voyant nous porter nous-mêmes au pinacle, pas en voyant l'architecture grandiose de nos installations, pas à la dimension de notre oeuvre ni à ses ressources financières. Avons-nous en nous-mêmes les dispositions de coeur qui étaient celles de Christ Jésus? Voilà le signe auquel on reconnaît à coup sûr si nous sommes dans la vérité. C'est en vain qu'on se targue d'être du «plein évangile» quand on n'a qu'une infime partie des dispositions de coeur de Celui dont parle l'Évangile.

Nous avons besoin de cette humilité qui est un don de Dieu

"Ne faites rien par rivalité ou par vaine gloire... " (Ph 2.3). Si notre coeur était purifié de ces mobiles-là, en un instant nous deviendrons vrais, car il ne resterait plus en nous de support capable d'engendrer le mensonge et l'hypocrisie. Mais comment m'y prendre pour obéir à cette exhortation alors que la tentation de l'égoïsme et de la vanité reste si puissante, si subtile, si constante? Il n'est pas étonnant qu'un peu plus loin Paul exhorte: travaillez à votre salut avec crainte et tremblement" (Ph 2.12), ce que la traduction «Amplifiée» rend ainsi: "Travaillez, cultivez, menez à terme et achevez entièrement votre propre salut avec piété, avec une crainte respectueuse, en tremblant ; sans avoir confiance en vous-mêmes, avec grande prudence, avec une conscience vulnérable et en veillant à ne pas vous laisser tenter."

Être vrai: exigence accablante quand on en saisit pleinement la portée. L'exigence de l'humilité, c'est-à-dire d'avoir en nous les pensées qui étaient en Christ, ce qui est le fondement même de la vérité en nous, est plus grande encore. Celui qui a entrevu la subtilité et l'étendue de son propre égoïsme et de son orgueil, celui qui a réellement perçu le sens véritable et la valeur de la vérité, celui-là travaille à son salut avec assiduité, avec tremblement.

Ce tremblement et cette crainte nous rendent plus sensibles aux panneaux «Stop» que dresse l'Esprit. Ils nous rendent plus sensibles au message que communique chaque geste, chaque inflexion d'une voix, chaque expression sur un visage.

"Travaillez à votre salut avec crainte et tremblement. ..car c'est Dieu qui opère en vous le vouloir et le faire selon son dessein bienveillant" (Ph 2.12-13). Si nous savons que c'est Dieu en nous qui accomplit sa volonté pour faire ce qui lui est agréable, notre tremblement doit en être d'autant plus grand. Mais le tremblement que produit cette connaissance-là n'est pas celui qui paralyse et pousse au désespoir. De même que l'Esprit de Vérité est donné pour que nous puissions obéir à l'exigence de vérité, de même l'Esprit de Christ-Dieu en nous-nous est donné pour que nous puissions obéir à l'exigence de l'humilité. Cependant, à moins de croire dans notre coeur que nous avons besoin du don de Dieu, ce don reste caché.

Si quelqu'un persiste à croire qu'il peut ressembler à Christ, et même avoir l'humilité de Christ, s'il croit que la pensée de Christ en lui et l'authenticité vécue sont le fait de son exploit personnel, de son oeuvre personnelle, alors jamais il ne parviendra à voir quel est le don de Dieu. Me croire capable de me rendre humble, voilà le comble de la suffisance. Imiter, contrefaire par le moyen de mes ressources propres les sentiments qui étaient en Christ Jésus, voilà le mensonge qui est le comble de l'outrecuidance, de la vanité, et du blasphème. C'est une manière de plus de s'élever, de glorifier le moi; c'est un contresens qui fait de l'humilité un sommet vers lequel on se hisse. C'est ne pas voir que l'humilité est une façon d'être à laquelle on ne peut accéder que par l'Esprit de Dieu.

Qui est suffisant... ?

Dieu réserve ses ressources de grâce â celui qui s'écrie avec Paul: "...qui est suffisant pour ces choses?" (2 Co 2.16).

Comprendre que c'est Dieu en nous qui produit le vouloir et le faire, s'il engendre la crainte et le tremblement, nous communique aussi cette humilité profonde qui nous libère et nous permet de devenir vrais. Nous en sommes en vérité incapables par nous-mêmes. Sans Dieu en nous, nous ne pouvons ressembler â Jésus, nous ne pouvons devenir vrais. Pour être pleinement sauvés de la tyrannie du moi, il nous faut recevoir la révélation de notre incapacité de nous rendre nous-mêmes humbles ou vrais. Il nous appartient seulement de le désirer, d'en faire notre but. Nous ne pouvons ni nous garder nous-mêmes, ni nous perfectionner nous-mêmes. Qu'y a-t-il de plus humiliant ou de plus vrai que cela?

Nous désirons nous élever, monter, aller vers les hauteurs, mais presque toujours, nous sommes incapables de comprendre que le chemin de Dieu, pour gagner ces lieux élevés auxquels nous aspirons, est un chemin descendant. Comprendre que c'est Dieu en nous qui nous rend vrais, c'est abaisser et humilier nos âmes. Jésus est descendu du ciel sur la terre; il a quitté sa condition divine pour venir laver les pieds de ses disciples, pour descendre au Jourdain, descendre dans les eaux du baptême, descendre dans l'infamie, le rejet, la faiblesse et l'humiliation de la nudité et de la mort. "C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom. .." (Ph 2.9). Tout mensonge est glorification de soi. L'orgueil ne sait faire qu'une chose: chercher â saisir ce qui est élevé. Si nous voulons devenir vrais, c'est par une descente, et non par une montée que nous serons conduits dans toute la vérité.

Pour monter, il faut d'abord descendre

"Or que signifie: Il est monté, sinon qu'Il est aussi descendu dans les régions inférieures de la terre? Celui qui est descendu c'est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses" (Ep 4.9-10). Dans l'économie de Dieu, pour monter, il faut d'abord descendre. Toute autre façon d'entrer dans les vérités divines est celle du voleur. Escalader le mur n'est pas possible. Les expériences spirituelles ne permettent pas de sauter pardessus dans le but de s'approprier la vérité de Dieu. Qui cherche à le faire apporte la preuve irréfutable que loin d'être épris de la vérité, il cherche à se rendre propriétaire de la vérité. Celui qui est épris se laisse attirer, et il entre par la porte de l'humilité; c'est lui qui entend la voix du Maître et met ses pas dans les siens. Il est conduit par l'Esprit de Christ vers toute la vérité, dans une voie d'humilité sans cesse grandissante.

Dans les limites du champ de la vérité, quand on pénètre par la voie prescrite, la connaissance et l'expérience abondent et sont en mesure de satisfaire l'intellect le plus aiguisé comme l'à me la plus sensible. Avoir en nous les pensées qui étaient en Christ Jésus, c'est l'alpha et l'oméga du processus par lequel nous sommes rendus vrais.

L'entrée triomphale de Jésus

Les Écritures relatent comment Jésus est descendu d'une autre manière encore: on appelle cela son entrée triomphale à Jérusalem. Qui dit 'entrée triomphale' pense à un immense cortège de voitures aux chromes étincelants, avec escorte policière, drapeaux flottant au vent, tout cet apparat et toute cette pompe que nous associons à la grandeur. Pourtant, Jésus entra à Jérusalem sur le dos d'un ânon, par un chemin qui descend du Mont des Oliviers. Cet ânon était si jeune que personne encore ne s'était assis sur son dos.

On a du mal à imaginer scène plus absurde: la silhouette d'un homme secoué par les cahots, le pas hésitant et saccadé de cet à non portant sur son dos un homme dans la force de l'âge, les pieds de Jésus touchant presque le sol. C'est ainsi que le Roi fit son entrée à Jérusalem, sans or ni splendeur, sans fanfare, sans chaise à porteurs. Or, explique Matthieu, "ceci arriva afin que s'accomplisse la parole du prophète: Dites à la fille de Sion: voici, ton roi vient à toi, plein de douceur et monté sur une ânesse, sur un ânon, le petit d'une bête de somme" (Mt 21.4-5).

La réaction initiale du peuple fut une immense joie, comme l'avait annoncé le prophète Zacharie (Za 9.9): "Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient (Jésus) criaient: 'Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le règne qui vient, le règne de David notre Père!" (Mc 11.9-10) .Mais cette réaction fut éphémère. Peu après, Jésus pleurait sur cette Jérusalem qui le rejetait, lui et son Royaume, qui refusait d'être consolée par Dieu et avait pour seul avenir la destruction et le jugement.

Jérusalem, Jérusalem , qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés. ..Voici, votre maison vous est laissée déserte, car je vous le dis, vous ne me verrez plus désormais jusqu'à ce que vous disiez: 'Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! (Mt 23.37 -39)

Désirer l'humilité plus que la puissance

Depuis ces temps-là, notre attitude envers Dieu et envers son Esprit n'a guère changé. Ce sont toujours la puissance et l'exaltation spirituelles qui retiennent en premier lieu notre attention et suscitent en nous une réaction. Nous sommes prompts à crier «Hosanna!» mais lents à comprendre ce que signifie cet humble ânon que le Seigneur recherche et choisit pour monture. Il est déjà tard quand nous commençons à voir que cet ânon ne doit rien au hasard, et que loin d'être un détail superflu, il fait partie intégrante de l’avènement du Roi. Le Roi ne peut faire son entrée ni dans son Église, ni dans le monde, si ce n'est dans l’humilité parfaite. Telle est sa nature. Tel est son Nom.

On pourrait presque entendre l’Esprit, qui du ciel contemple cette Jérusalem qu'est notre génération, reprendre les paroles de Jésus: '...vous ne me reverrez pas, avec cette puissance, cette autorité, cette humilité qui étaient au commencement, jusqu'à ce que vous puissiez dire: Béni soit Celui qui vient, non dans le faste, mais dans l’abaissement, non dans l'arrogance ni le prestige, mais sur un ânon, le petit d'une ânesse, au nom du Seigneur'. Pour pouvoir recevoir l’Esprit du Seigneur avec puissance et sans mesure, il nous faudra accueillir le Seigneur, le désirer, être remplis d'estime pour lui dans son abaissement, et désirer nous-mêmes son humilité plus que nous ne désirons sa puissance. Si nous ne sommes pas prêts à l'accueillir dans son humilité, pour l'amour de l'humilité, une demeure abandonnée et vide nous attend.

Comment l’Esprit de Christ viendra-t-il dans un monde qui a tant besoin d'authenticité et de vérité? Il a besoin d'habiter un corps, un corps qui accepte d'incarner l’Esprit de Jésus en personne. Nous nous sommes activement préparés en usant de tout ce que le monde offre de richesse. Nous nous sommes figurés qu'il attend qu'il y ait une Église assurée de sa propre puissance, capable d'égaler et de surpasser le monde, imposante, majestueuse, riche. Mais l'Église qu'il attend est toute autre; c'est par un corps tout autre qu'il veut être porté dans son Royaume et dans le monde: une Église qui ressemble à un humble ânon, le petit d'une ânesse. Nous-mêmes, comme le monde, nous ne le reverrons que quand nous consentirons à être cet ânon.

S'il est vrai qu'au coeur du mensonge il y a l'orgueil et l'arrogance, au coeur de la vérité se trouve l'humilité. Orgueil et mensonge sont inséparables: l'orgueil ne peut demeurer et s'exprimer que par l'affirmation de soi, l'égoïsme, et la glorification du moi. L'esprit du mensonge recherche un corps qui soit à la mesure de sa nature propre. Il est à l'aise partout où il y a de l'arrogance, de la présomption.

L'Esprit de Vérité ne peut pas habiter dans un tel corps et ne peut pas le bénir. Les disciples furent entièrement remplis de l'Esprit parce qu'ils avaient été abaissés jusque dans l'humilité et la vérité. Ce modèle-là n'a jamais changé, et il demeurera inchangé. Tout don excellent descend du ciel à l'intention de ceux qui ont l'humilité de le recevoir. Si nous attendons patiemment, servant fidèlement notre Maître dans les occupations banales de la vie quotidienne, attachés comme cet ânon près du chemin qui mène au Calvaire, Jésus saura où nous trouver, et le moment venu, il nous appellera, nous détachera et entre- ra dans son règne sur nous, en nous, avec nous.

La nouvelle Jérusalem

Pour terminer, l'Écriture offre encore un exemple de ces réalités qui descendent du ciel.

Et je vis descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem. prête comme une épouse qui s'est parée pour son époux... Puis un des sept anges. ..vint et me parla, en disant: Viens, je te montrerai l'épouse, la femme de l'Agneau. Il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne. Et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d'auprès de Dieu. Elle avait la gloire de Dieu: son éclat était semblable à celui d'une pierre très précieuse, d'une pierre de jaspe transparente comme du cristal. ..et la ville était d'or pur; semblable à du verre pur. .. Je n 'y vis pas de temple, car le Seigneur Dieu Tout-Puissant est son temple, ainsi que l'Agneau. La ville n'a besoin ni du soleil ni de la lune pour y briller; car la gloire de Dieu l'éclaire, et l'Agneau est son flambeau. Les nations marcheront à sa lumière... Il n'y entrera rien de souillé, ni personne qui se livre à l'abomination et au mensonge, mais seuls ceux-là qui sont inscrits dans le livre de vie de l'Agneau. (Ap 21.2-27)

La dernière vision de l'Église, dans les Écritures, est celle d'une ville où toutes les pierres sont parfaitement ajustées entre elles, où tout est clair et cristallin, sans la moindre ombre ni la moindre brume. Rien n'altère ni n'arrête la lumière qui rayonne au travers de cette Église. Le monde la voit très bien, non parce qu'elle s'est élevée elle-même, non parce qu'elle maîtrise l'art des relations publiques ou des communications médiatiques, mais parce qu'elle est transparente et vraie, remplie de lumière.

Elle n'a pas besoin d'éclairage naturel. C'est la gloire de Dieu qui l'éclaire. La lampe d'où émane et rayonne cette lumière, c'est l'Agneau de Dieu. C'est le Christ dans son humilité, dans sa douceur, c'est l'Agneau de Dieu qui siège sur le trône et qui remplit l'Église de sa lumière vivante. La lumière de l'Église, dans laquelle marcheront les nations, nous est donnée par l'humilité de Christ. Rien d'impur, aucune abomination, aucun mensonge ne peut la souiller. Aucune pierre qui retienne la lumière pour elle-même, qui essaie de posséder, de contrôler, d'utiliser la lumière, de l'infléchir ou d'en faire sa chose dans un but égoïste, ne peut faire partie de cette ville.

L'épouse de l'Agneau n'a ni tache ni ride. Elle est sans détours. Elle est humble et vraie. Elle est la gloire de Christ, qui lui-même est la gloire de Dieu; elle est une lumière pour les nations. Voilà ce que Dieu prépare, pierre après pierre. Il continuera, jusqu'à ce qu'il puisse abaisser son regard sur nous et se réjouir de voir ses enfants marcher dans la vérité. Notre vocation n'est pas simplement de «faire un sans-faute». Dieu a prescrit que nous soyons remplis de lumière. Là est le but qu'il nous faut viser, afin de voir cette ville qui descend du ciel, afin de rechercher cette grâce qui nous est dispensée pour que nous devenions des pierres transparentes qui rayonnent la lumière, la gloire, et la vérité de Dieu. Amen.

 

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  • Nicolas Papaïconomou
  • Je vis ma foi en Yeshoua ( Jésus) au quotidien. Je fuis la religion des hommes et cherche la présence de Dieu-Elohim comme un trésor. Je m'attends aux directives de l'Esprit de Dieu-Elohim qui est l'Esprit de vie.
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