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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 04:24

 

Souvent nos assemblées locales ont hérité de nos pères une conception erronée de la communion. Elles l'ont souvent assimilée à la « sainte cène ». Nous devons redécouvrir ce qu’était la véritable communion fraternelle qui trouvait son accomplissement dans « la fraction du pain ou les agapes ». Ce 3ème pilier de la persévérance de l’Eglise naissante n’était pas la communion et pas non plus la « Cène » mais ces agapes et ces repas fraternels contribuaient à cette communion fraternelle et donnaient l’occasion de partager le pain et le vin en souvenir du sacrifice de Jésus.

Ces agapes n’étaient pas programmées de temps à autre pour avoir un semblant de communion fraternelle. Elles étaient le résultat spontané d’une communion réelle dans la quelle la cène pouvait être commémorée en souvenir de Jésus.

Cette communion nous allons l’identifier pour comprendre comment l’Eglise naissante la vivait.

 

Il est évident que la communion d’Actes 2 : 42 en grec « koinonia » est la communion communion fraternelle, qui est le résultat d’un partage, d’une mise en commun, d’une  contribution par des dons à une vie associative voulue et participative. Dans cette union d’amour la prise en charge des démunis est incluse.

 

Cette « Koinonia » prend ses racines dans un autre mot grec « koinonos »  qui signifie : être joints, associé, en communion, avoir un partage intime entre plusieurs personnes.

 

Je voudrais ici souligner que les 4 piliers de cette persévérance dans l’Eglise sont étroitement liés et interdépendants.

Comme vous allez le voir avec les deux versets qui suivent notre communion fraternelle commence par notre communion avec le Père et Jésus.

 

1 Jean 1:3  Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, afin que vous ayez communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec Jésus–Christ son Fils.

De cette communion personnelle découle la suivante qui elle est conditionnelle. Si nous marchons dans la vérité et la lumière nous accédons à cette communion dont nous nous entretenons : c'est-à-dire la « koinonia » la communion fraternelle.

 

1 Jean 1:7  Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui–même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de son Fils Jésus–Christ nous purifie de tout péché.

 

L’Eglise naissante apostolique trouvait cette communion et la vivait dans deux endroits, les maisons et la grande assemblée (le temple ou la synagogue pour les juifs).

 

Actes 2 : 44  Or, tous ceux qui croyaient étaient dans un même lieu, et avaient toutes choses communes ; 45  Ils vendaient leurs possessions et leurs biens, et les distribuaient à tous, selon le besoin que chacun en avait. 46  Et ils étaient tous les jours assidus au temple d’un commun accord ; et rompant le pain dans leurs maisons, ils prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur.

 

Comme je le faisais remarquer plus précédemment les piliers de la persévérance de l’Eglise étaient totalement interdépendants.

Que faisait-il pour entretenir cette communion ?

Actes 5 : 42  Et ils ne cessaient tous les jours d’enseigner et d’annoncer Jésus–Christ, dans le temple et de maison en maison.

Ils étaient enseignés, la part de la louange est devenue beaucoup trop grande dans ce que nous faisons.

Je pense personnellement que l’enseignement n’a plus la place qu’il doit avoir parce les gens se sont habitués à des cultes musicaux sophistiqués, où s’il n’y a pas l’ambiance avec les lumières et les sonos ils ne savent plus adorer prier ou louer.

L’autre phénomène qui sape ces 4 piliers c’est la soif effrénée de changement de nouveauté que les gens recherchent. On recherche du plaisir dans nos réunions, des sensations, du ressenti, alors qu’on devrait rechercher connaître Dieu et sa communion.

Cette communion avec le Père et Jésus trouve sa source dans une soif plus grande de nourriture solide.  

Les exhortations mutuelles que nous ne devons poursuivre n’ont rien à voir avec les enseignements qui nous conduisent à la croissance.

Le Saint-Esprit nous enseigne toutes choses mais utilise ceux et celles qui sont appelés pour le faire. Tout le monde peut prêcher et exhorter mais tout le monde ne peut pas enseigner, c’est clairement mentionné dans la Parole.

 

1 Corinthiens 12 : 28  Et Dieu a établi dans l’Eglise premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite ceux qui ont le don des miracles, puis ceux qui ont les dons de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses langues. 29  Tous sont–ils apôtres ? Tous sont–ils prophètes ? Tous sont–ils docteurs ? Tous ont–ils le don des miracles ? 30  Tous ont–ils le don des guérisons ? Tous parlent–ils en langues ? Tous interprètent–ils ?

Romains 12:7  que celui qui est appelé au ministère s’attache à son ministère ; que celui qui enseigne s’attache à son enseignement,

1 Timothée 4:13  Jusqu’à ce que je vienne, applique–toi à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement.

1 Timothée 4:16  Veille sur toi–même et sur ton enseignement ; persévère dans ces choses, car, en agissant ainsi, tu te sauveras toi–même, et tu sauveras ceux qui t’écoutent.

 

Cette « Kononia » dépend du fondement de vouloir vivre ensemble quelque chose chaque jour.

Notre communion sera à la mesure de ce que nous voudrons bien partager ensemble. Cela peut être une réunion, un enseignement, un coup de fil, une exhortation, une visite ponctuelle, un verre pris ensemble, un repas partagé, une aide, un encouragement, un CD prêté, une prière etc.…

Sans mépriser nos programmes, je crois que Dieu s’en moque un peu, ce qu’il veut et attend avant tout : c’est une vraie communion avec Lui et nos frères et soeurs.

Cette communion nécessite un réel engagement spirituel réciproque, un véritable amour, et une marche par l’Esprit de Dieu qui va nous unir les uns aux autres.

La communion c’est un esprit de famille retrouvé. Le défi est grand !

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  • Nicolas Papaïconomou
  • Je vis ma foi en Yeshoua ( Jésus) au quotidien. Je fuis la religion des hommes et cherche la présence de Dieu-Elohim comme un trésor. Je m'attends aux directives de l'Esprit de Dieu-Elohim qui est l'Esprit de vie.
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