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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 08:57

 

Un homme préservé

«Or Daniel, quand il sut que l’écrit était signé, entra dans sa maison ; et ses fenêtres étant ouvertes dans sa chambre haute, du côté de Jérusalem, il s’agenouillait sur ses genoux trois fois le jour, et priait, et rendait grâce devant son Dieu, comme il avait fait auparavant. Mais ces hommes s’assemblèrent en foule et trouvèrent Daniel qui priait et présentait sa supplication devant son Dieu» (6:10-11). Il avait entendu la Parole de Dieu dire que si son peuple se trouvait en captivité, ils devraient prier Dieu, tournés vers sa Maison : «Si dans le pays où ils auront été emmenés captifs, ils rentrent en eux-mêmes, et reviennent à toi et te supplient, dans le pays de leur captivité, disant : Nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, et nous avons agi méchamment, — et s’ils reviennent à toi de tout leur coeur et de toute leur âme, dans le pays de leur captivité, où on les aura emmenés captifs, et te prient en se tournant vers leur pays que tu as donné à leurs pères, et vers la ville que tu as choisie, et vers la maison que j’ai bâtie pour ton nom : alors, écoute des cieux, du lieu de ton habitation, leurs prières et leurs supplications, et fais-leur droit, et pardonne à ton peuple ce en quoi ils ont péchés contre toi» (2 Chron. 6:37-39). Daniel agit selon ce qui est écrit. Il ne ferme pas ses fenêtres, ne modifie en rien ses requêtes : il est, ce jour-là, exactement ce qu’il a été tous les jours précédents. Daniel était un saint d’humeur toujours égale. Ce n’était pas la gravité des circonstances qui le faisait s’agenouiller trois fois par jour. C’était sa coutume, et ses ennemis le trouvèrent tout naturellement en prière. Comme c’est heureux lorsque des saints sont connus comme des gens de prière, et qu’on les trouve ainsi agenouillés !

Mais voici qu’il est jeté dans la fosse aux lions. «Alors le roi donna des ordres, et on amena Daniel, et on le jeta dans la fosse aux lions. Le roi prit la parole et dit à Daniel : Ton Dieu que tu sers continuellement, lui, te sauvera. Et une pierre fut apportée et mise sur l’ouverture de la fosse, et le roi la scella de son cachet du cachet de ses grands, afin que l’intention à l’égard de Daniel ne fût pas changée. Alors le roi s’en alla dans son palais, et il passa la nuit en jeûnant, et ne voulut pas qu’on lui amenât des concubines ; et son sommeil s’enfuit loin de lui. Ensuite le roi se leva avec l’aurore, au point du jour, et s’en alla en hâte à la fosse aux lions. Et comme il approchait de la fosse, il cria à Daniel d’une voix triste. Le roi prit la parole et dit à Daniel : Daniel serviteur du Dieu vivant, ton Dieu, que tu sers continuellement, a-t-il pu te délivrer des lions» ? (6:16-20)

Ce qu’il y a d’important dans ce chapitre, c’est que l’homme pieux est aussi celui qui sera délivré. Je suis certain que tout alla très bien pour Daniel, cette nuit-là, mais je crois que Darius passa une nuit affreuse, jeûnant et ne pouvant dormir. Je pense que si vous et moi étions descendus dans la fosse aux lions, nous aurions trouvé Daniel endormi paisiblement. La foi en Dieu et une bonne conscience font très bon ménage avec le sommeil, surtout dans une fosse aux lions ! Le lendemain matin, le roi s’écria donc, d’une voix triste : «Daniel, serviteur du Dieu vivant, ton Dieu, que tu sers continuellement, a-t-il pu te délivrer des lions» ? Avec quelle joie Daniel répondit alors : «Ô roi, vis à jamais ! Mon Dieu a envoyé son ange et a fermé la gueule des lions, et ils ne m’ont fait aucun mal, parce que devant lui l’innocence s’est trouvée en moi, et devant toi non plus, ô roi, je n’ai rien fait de mal. Alors le roi fut très joyeux et dit qu’on tirât Daniel de la fosse. Et Daniel fut tiré de la fosse, et aucun mal ne fut trouvé sur lui, parce qu’il s’était confié en son Dieu» (6:21-23). Daniel est délivré, et, à la fin de ce chapitre, nous voyons que c’est un homme qui prospère : «Et ce Daniel prospéra pendant le règne de Darius et pendant le règne de Cyrus, le Perse» (6:28).

Un homme qui s’identifie avec le peuple de Dieu.

C’est ce qui apparaît de toute évidence quand on arrive au chapitre 9 où nous voyons Daniel de nouveau en prière et s’humiliant profondément devant Dieu à cause des péchés et des transgressions de son peuple. «La première année de son règne, moi, Daniel, je compris par les livres que le nombre d’années touchant lequel la parole de l’Éternel vint à Jérémie le prophète, pour l’accomplissement des désolations de Jérusalem, était de soixante dix années. Et je tournai ma face vers le Seigneur Dieu, pour le rechercher par la prière et la supplication, dans le jeûne, et le sac et la cendre. Et je priai l’Éternel, mon Dieu, et je fis ma confession, et je dis : Je te supplie, Seigneur, le Dieu grand et terrible, qui garde l’alliance et la bonté envers ceux qui t’aiment et qui gardent tes commandements ! Nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, nous avons agi méchamment, et nous nous sommes rebellés et nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes ordonnances... Et maintenant, écoute, ô notre Dieu, la prière de ton serviteur et ses supplications, et, pour l’amour du Seigneur, fais luire ta face sur ton sanctuaire désolé. Incline ton oreille, ô mon Dieu, et écoute ; ouvre tes yeux, et vois nos désolations, et la ville qui est appelée de ton nom. Car ce n’est pas à cause de nos justices que nous présentons devant toi nos supplications, mais à cause de tes grandes compassions. Seigneur écoute ; Seigneur, pardonne, Seigneur, sois attentif et agis ; ne tarde pas, à cause de toi-même, mon Dieu ; car ta ville et ton peuple sont appelés de ton nom» (Dan. 9:2-5,17-19). Rien ne saurait surpasser la beauté morale de cette prière que je vous supplie de lire tout entière avec soin. L’homme le plus net des péchés qu’il confesse, est celui qui les confesse à Dieu le plus sincèrement. Les péchés de tout Israël, Daniel les reconnaît comme siens ; et tandis qu’il prie, il est visité par Gabriel qui éclaire son intelligence avec douceur touchant la pleine restauration d’Israël (9:21-27). Il mange réellement du sacrifice pour le péché devant Dieu.

Un homme bien-aimé.

Au chapitre 10, nous allons voir que l’Éternel lui révèle quelque chose de merveilleux : «… et je levai les yeux, et je vis ; et voici un homme vêtu de lin, et ses reins étaient ceints d’or d’Uphaz ; et son corps était comme une chrysolithe, et son visage comme l’aspect de l’éclair, et ses yeux comme des flammes de feu, et ses bras et ses pieds comme l’apparence de l’airain poli, et la voix de ses paroles comme la voix d’une multitude. Et moi, Daniel, je vis seul la vision, et les hommes qui étaient avec moi ne virent pas la vision, mais un grand tremblement tomba sur eux, et ils coururent pour se cacher. Et moi je fus laissé seul, et je vis cette grande vision ; et il ne resta aucune force en moi, et mon teint frais fut changé en corruption, et je ne conservai aucune force. Et j’entendis la voix de ses paroles ; et, comme j’entendais la voix de ses paroles, je tombai dans une profonde stupeur sur ma face, et ma face contre terre. Et voici, une main me toucha et me secoua, et me mit sur mes genoux et sur les paumes de mes mains. Et il me dit : Daniel, homme bien-aimé, comprends les paroles que je te dis, et tiens-toi debout à la place où tu es ; car je suis maintenant envoyé vers toi. Et comme il parlait avec moi, disant cette parole, je me tins debout tremblant» (10:5-11). Combien l’Éternel s’approche de lui lorsqu’il lui dit : «Daniel, homme bien-aimé» ! Quelle expression touchante ! Daniel fut pénétré du sentiment du profond amour que l’Éternel lui portait. Le sentiment de l’amour de Dieu remplit l’âme d’une joie profonde. «Daniel, homme bien-aimé» : quelle émotion dut envahir son coeur à l’ouïe de ces paroles !

Dieu fait grand cas d’un caractère comme celui de Daniel. C’est ce que montre Ézéchiel 14. L’avez-vous jamais remarqué ? Qu’elle est belle la manière dont Dieu parle de ses serviteurs au verset 14 ! «Si un pays pèche contre moi…, et que j’étende ma main sur lui,… et que ces trois hommes, Noé, Daniel et Job, fussent au milieu de lui, ceux-ci délivreraient leurs âmes par leur justice, dit le Seigneur, l’Éternel » (14:14-20). Noé était un homme juste qui trouva grâce aux yeux de l’Éternel. Daniel était un «homme bien-aimé», un homme dont la conduite était irréprochable. Quant à Job, il disait ce qu’il convenait de dire touchant Dieu.

Je recommande à votre réflexion cet aspect du caractère de Daniel. Essayez de découvrir tranquillement, dans votre coeur, le fil directeur qui caractérise moralement ce livre. Considérez combien l’homme pieux, séparé, est gardé du mal, et comment Dieu peut l’instruire, l’utiliser, et le fortifier. Je reconnais qu’il y a de grandes difficultés de tous côtés. Mais vous et moi, nous pouvons être, dans une certaine mesure, des Daniel, à l’endroit même où nous vivons, malgré la ruine générale de l’Assemblée. Le Seigneur veuille nous accorder la grâce d’être tels, pour l’amour de son Nom.

 

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  • Nicolas Papaïconomou
  • Je vis ma foi en Yeshoua ( Jésus) au quotidien. Je fuis la religion des hommes et cherche la présence de Dieu-Elohim comme un trésor. Je m'attends aux directives de l'Esprit de Dieu-Elohim qui est l'Esprit de vie.
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