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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 08:12

 

Emprunté à Athur Katz

 

La vérité: commandement... et promesse

Quand il nous donne un ordre, Dieu a pour principe d'accorder aussi le moyen de l'exécuter, Tout commandement est en même temps une promesse. "Tu aimeras."

Voilà le commandement suprême, le résumé de la loi TOUTE entière. Être pleinement sensible à tout le poids de ce commandement, c'est être anéanti, désespéré de jamais par venir à l'accomplir, Mais sous la Nouvelle Alliance, ce même commandement devient une promesse qui engendre l'espérance et la vie, «Tu aimeras». D'où vient la différence qui fait de cet ordre une espérance vivante,  Paul a dit que c'était un mystère, caché depuis les temps les plus anciens: Christ en vous, l'espérance de la gloire. (Col 1.27).

Que représente dans ma vie un commandement de Dieu? De la réponse dépend ma capacité, ou mon incapacité, à faire l'expérience de comment Dieu pourvoit à l'accomplissement de ce commandement. L'espérance de la gloire restera pour moi un mystère impénétrable tant que le but de mon existence, et ma compréhension des intentions de Dieu, resteront en deçà de la gloire. Tout au long de sa vie, l'apôtre Paul avait vécu sous la loi, convaincu de l'accomplir. Juif issu d'une famille juive, c'était un Pharisien attaché à l'interprétation la plus stricte, la plus scrupuleuse des commandements de Dieu. Pour ce qui est de la justice conférée par l'observance de la loi, il se considérait comme irréprochable (Ph 3.5-6).

Puis il y eut un changement: "Quand le commandement est venu... moi, je mourus." Je croyais comprendre ce qu'ordonnait la loi. Je me croyais suffisamment équipé pour l'accomplir. Mais alors, la loi fut révélée dans sa plénitude. L'étendue des ses exigences me fut soudain dévoilée; je vis alors de combien elle dépassait toute possibilité qui fût mienne de l'accomplir. A moins que nous ne découvrions un moyen supérieur de pourvoir à cet accomplissement, la situation est sans espoir.

Telle, exactement, est notre situation quand nous sommes confrontés au commandement divin qui nous enjoint de marcher dans la vérité. "C'est pourquoi, rejetez le mensonge et que chacun dise la vérité à son prochain..." (Ep 4.25) . Nous n'avions jamais compris ce qui était exigé de nous. Jamais nous n'avions imaginé que cela signifiait bien plus que de nous abstenir de propos manifestement mensongers. Mais alors, la loi fut révélée dans sa plénitude et nous avons vu à quel point le mensonge était en réalité profond et subtil. Nous avons vécu l'exigence de ce commandement divin qui pénétrait jusqu'au tréfonds de notre être et s'étendait à tous les aspects de notre vie. La vérité, tout comme la justice, dépasse de beaucoup l'idée que nous nous en faisons. En fait, tout ce qui concerne Dieu dépasse de beau- coup l'idée que nous nous en faisons. Comment donc par- viendrons-nous à marcher dans la vérité? Le voile a été ôté et ce commandement apparaît désormais dans la plénitude de sa signification. Mais en même temps il nous est révélé la signification d'une promesse de Dieu qui lui fait pendant et nous en sommes émerveillés: " Je prierai le Père, et il vous donnera un autre Consolateur:.. l'Esprit de vérité... il vous conduira dans toute la vérité" (Jn 14.16-17; 16.13). Quel commandement! Quelle promesse! Quelle façon de pourvoir à son accomplissement!

"Il est avantageux pour vous que je parte..." (Jn 16.7) a dit Jésus. Combien d'entre nous le croyons réellement? Vous êtes-vous jamais dit: «Si seulement il était présent dans la chair, pour qu'on puisse le voir, lui parler comme le faisaient les premiers disciples »? Si nous répondions à cette question de manière tout à fait franche et honnête, nous dirions sans doute que cela aurait été extrêmement avantageux pour nous s'il était resté pour gouverner et rendre des sentences en tant que roi terrestre. Il aurait pu donner une réponse objective à toute question théologique, arbitrer toute dispute, prouver de façon éclatante que nous et notre dénomination (ou notre non dénomination) avions raison. A parler franc, nous pourrions même dire que son départ a été pour nous la chose la moins avantageuse du monde. Il nous a laissé sa parole, mais personne pour dire qui en donne la bonne interprétation. Comment se peut - il que son départ soit pour nous un avantage?

 

Le Saint-Esprit est l'Esprit de Vérité

Aussi longtemps que nous n'aurons pas reçu le commandement de Dieu en plein coeur, aussi longtemps que notre coeur n'aura pas saisi son intention nous concernant, le départ de Jésus n'aura pas été avantageux pour nous. Aussi longtemps qu'à mes yeux la vérité consistera, pour l'essentiel, en doctrines, en une théologie, mon plus grand besoin sera d'avoir un Christ objectif, extérieur à moi, pour départager à ma place l'erreur et la vérité. C'est aussi le point de vue de celui pour qui être juste consiste essentiellement à faire le bien. A ses yeux, le bienfait le plus utile que Dieu pourrait lui accorder serait un exposé détaillé de la loi, où tous les cas de figure possibles et imaginables seraient prévus. C'est seulement quand ma compréhension de la vérité et de la justice subit un élargissement et un approfondissement radical que je commence à être d'accord avec Jésus pour dire que son départ constitue un avantage. "Il est avantageux pour vous que je parte, car si je ne pars pas, le Consolateur ne viendra pas vers vous; mais si je m'en vais, je vous l'enverrai" (Jn 16.7).

Pour l'homme qui considère que la vérité doit demeurer au plus profond de l'être, la seule manière dont Dieu puisse pourvoir à son besoin le plus essentiel, c'est en mettant l'Esprit de Vérité au-dedans de lui. Notre besoin de sainteté, de puissance, de consolation montre qu'il y a une seule manière d'y pourvoir: par Christ en nous, l'espérance de la gloire. Ce qui est tragique, c'est que nous ne semblons guère remarquer que ce Christ en nous, ce Consolateur, cet Esprit de Sainteté et de Puissance, est l'Esprit de Vérité. L'Esprit qui est descendu lors de la Pentecôte était, et n'a jamais cessé d'être, l'Esprit de Vérité.

Jessie Penn-Lewis fait remarquer que le nom « Consolateur » se rapporte à l'oeuvre du Saint-Esprit, mais que le nom «Esprit de Vérité» décrit ce que sa nature comporte d'essentiel. C'est pourquoi tout ce qu'il accomplit dans l'homme ou pour l'homme en tant que « Consolateur » doit être en accord avec sa nature qui est d'être l'Esprit de Vérité. (Jessie Penn-Lewis, The Spirit ofTruth. p.4, Overcomers Literature Trust, 3 Munster Road, Parkstone, PolI, Dorset, Angleterre).

Quelle que soit l'oeuvre de l'Esprit de Dieu, qu'il réconforte, qu'il confère la puissance ou qu'il encourage, il ne peut l'accomplir qu'en tant qu'Esprit de Vérité. Si la vérité nous laisse indifférents, si nous lui résistons, alors non seulement c'est la vérité qui nous fera défaut, mais encore tout ce que l'Esprit de Vérité est censé apporter. Il est vain d'espérer de lui un réconfort, si nous le rejetons en tant que vérité. Dieu ne peut nous donner de fausses consolations. Dieu ne peut pas feindre l'amour. Tout ce qu'il fait est l'expression de sa personne et il se doit d'être vrai envers lui-même. Son Esprit est l'Esprit de Vérité parce que Dieu est le Dieu de Vérité.

Si je reçois un réconfort qui fait l'économie de la vérité, alors il me faut sérieusement mettre en question la nature et l'origine de ce réconfort. Dans l'affliction, dans la souffrance j'ai un réel besoin de consolation; mais mon besoin de vérité est toujours tout aussi grand, sinon encore plus grand. Permettre à quelqu'un de persévérer dans l'illusion et le mensonge, ce n'est pas lui faire preuve de miséricorde. Il est possible que je désire cette sorte de miséricorde, mais Dieu m'aime trop pour me l'accorder. Les consolations qui viennent de lui s'accompagnent toujours de vérité. C'est cette vérité qui empêche le réconfort d'alimenter mon apitoiement sur moi-même. C'est la vérité qui empêche la puissance d'alimenter mon orgueil et mon appétit de gloire. En fin de compte, d'après l'apôtre Paul, les hommes périssent non parce qu'ils refusent d'accepter l'amour manifesté comme puissance ou l'amour manifesté comme réconfort, mais "parce qu'ils n'ont pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés" (2 Th 2.10).

 

Désirer la transparence candide de Jésus

Aimer la vérité, c'est désirer par-dessus tout la transparence candide de Jésus. Il importe que ce désir soit très puissant, car cette transparence s'accompagne de réalités que nous voudrons peut-être de tout coeur fuir ou rejeter. Recevoir l'amour de la vérité et de cet Esprit qui est Vérité, c'est envisager une vie d'où sera banni tout recours à l'exagération, aux «mensonges pieux», à la flatterie, à tout moyen que j'ai pris l'habitude d'employer pour me grandir ou me protéger. Cela signifie renoncer à jouer un personnage, renoncer à toute affectation. Pour la plupart d'entre nous, cette perspective est franchement effrayante.

L'Esprit de Vérité va nous conduire dans toute la vérité, y compris dans ces aspects de la vérité qui nous vaudront d'être humiliés devant autrui, nous laisseront dans la douleur, l'incertitude et la perplexité, pulvériseront les images fausses ou incomplètes que nous avons de nous-mêmes, des autres, et en fin de compte, de Dieu lui-même. Ce n'est peut-être pas là ce que nous espérions. Nous voulions quelque chose de plus paisible, de moins dangereux, de moins coûteux. Recevoir l'amour de la vérité et de l'Esprit qui nous conduit dans la vérité, c'est inévitablement nous ouvrir à une certaine souffrance, car la désillusion, l'incertitude et l'humiliation sont des formes de souffrance, et la souffrance, c'est ce que je tiens à éviter à toute force; en effet, j'en ferai l'économie à n'importe quel prix, au prix de la vérité elle-même s'il le faut, à moins que je n'aime la vérité encore plus que je ne la crains. Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrais, c'est la lâcheté.

 

Tel sera l'héritage du vainqueur: je serai son Dieu, et il sera mon fils. Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les débauchés, les magiciens, les idolâtres et tous les menteurs, leur part sera dans l’ étang brûlant de feu et de soufre: cela, c'est la seconde mort.(Ap 21.7-8)

 

L'amour de la vérité bannit toute crainte

Les lâches et les incrédules sont ici mentionnés dans le même souffle, parce qu'au coeur de la lâcheté, il y a un refus de croire Dieu et de se confier en Celui qui nous appelle à marcher dans la vérité. Foi et santé mentale ne prospèrent que dans un climat de vérité, là où se trouve le vrai réconfort. Dieu ne cache jamais que faire l'expérience de la vérité, c'est parfois souffrir, de même qu'il peut être douloureux de le connaître lui-même d'expérience. Mais il nous offre toutes les raisons d'aimer la vérité et d'avoir confiance en elle, de même qu'il nous offre toutes les raisons de l'aimer et d'avoir confiance en lui. Quand j'hésite, quand je n'accorde pas cette confiance, cela revient à affirmer que dans une certaine mesure l'ombre et les faux-semblants sont indispensables à ma survie. C'est une autre façon de déclarer que le Consolateur ne peut pas me consoler dans la pure lumière de la vérité; que Dieu doit renoncer à sa propre nature pour que je sois réconforté. Rares sont ceux qui permettent à de telles pensées d'affleurer à la conscience, mais conscientes ou non, une fois que ces pensées sont formées et établies au-dedans de moi, elles font de moi un lâche, un incrédule, un être épris de l'ombre, un familier du mensonge.

Je commence par être un lâche et je finis par devenir idolâtre. Si Dieu est Vérité, si l'Esprit de Vérité est son Esprit, à qui est-ce que je rends un culte si je refuse d'aimer l'Esprit de Vérité et de marcher en accord avec lui? Beaucoup seront présents le jour où toute ombre et toute illusion seront ôtées dans la plénitude de la présence de Jésus, et ils objecteront qu'ils ont accompli un grand nombre d'oeuvres considérables, et proclamé par de nombreux sermons un enseignement irréprochable. Il ne les contredira pas. Il dira simplement: « Je ne vous ai jamais connu. » Vous n'avez jamais été rattachés à moi par ce lien essentiel. Vous n'avez pas aimé mon Esprit. Vous avez redouté la vérité, sans jamais l'aimer ni m'aimer, car je suis la Vérité!

Notre lâcheté nous prive de ce réconfort dont nous aurions tant besoin. Nous faisons l'économie de la douleur qui va de pair avec la vérité; mais précisément, dans le sillage de cette douleur-là il y a un réconfort sans pareil porteur de guérison. " J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les comprendre maintenant. Quand il sera venu, lui, l'Esprit de Vérité, il vous conduira dans toute la vérité..." (Jn 16.12-13). Cet Esprit est aussi le Consolateur; lui seul peut rendre supportable toute la vérité. Sans l'Esprit de Vérité, il ne nous reste qu'une fausse consolation qui nous fait contourner la souffrance, alors que la vraie consolation nous la fait traverser. La fausse consolation ne peut jamais nous conduire au Père, car en fin de compte, elle est une manifestation du mensonge, tout comme la vraie consolation est une manifestation de la vérité même. La fausse consolation, comme tout ce qui est faux, mène à l'esclavage et non à la liberté, au père du mensonge et non au Père des Lumières.

Nous avons la possibilité de refuser l'amour de la vérité. Ce refus ne consiste pas en une décision unique, ponctuelle; il consiste plutôt en une accumulation, là où tout au long de la vie on choisit le mensonge et les demi vérités, là où on préfère aux directives de l'Esprit un chemin sans danger ni douleur. Quand l'Esprit vient pour nous conduire hors de l'illusion ou des demi vérités pour nous amener dans toute la vérité, comment réagissons-nous? Préférons-nous la sécurité de ce qui est commode, familier? Nous cramponnons-nous à cette connaissance partielle qui nous a rendu de si grands services? Ou bien allons-nous l'accueillir, lui, pour le suivre, si coûteuse que soit l'obéissance, là ou jamais nous n'aurions l'envie ni l'audace de nous rendre par nous-mêmes, c'est-à-dire là où est toute la vérité? C'est notre façon de marcher, jour après jour, qui fait de nous des êtres épris de vérité, ou bien des lâches qui la fuient.

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  • : Mes recherches personnelles dans les saintes écritures pour persévérer dans la saine doctrine. "Christ en moi" la vraie vie.
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  • Nicolas Papaïconomou
  • Je vis ma foi en Yeshoua ( Jésus) au quotidien. Je fuis la religion des hommes et cherche la présence de Dieu-Elohim comme un trésor. Je m'attends aux directives de l'Esprit de Dieu-Elohim qui est l'Esprit de vie.
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