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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 20:37

LA PARACHAH : « BERECHIYTH » (En tête)

Shabbat du 28 septembre 2013 Commentaire du 22 octobre 2011

Lectures:

Parachah : Bérèchiyth /Genèse 1 :1 à 6 :8

Haftarah : Yéshayahou/Isaïe 42 :5 à 43 :10

Bérith Hadachah : Mattityahou/Matthieu 24 :4-44

Emprunté au blog de J-Y Hamon

Rappel: Le découpage en "parachah" (exposé) hebdomadaire proposé ici suit la chronologie du calendrier juif orthodoxe qui situe la "tête de l'année" (Roch Hashanah) en septembre ("fête des trompettes")... ce qui n'est pas le calendrier de YHWH notre Elohim (voir Lévitique 23).

 

Résumé de la parachah: Voici l’époque où un nouveau cycle de lecture de la Torah de Moshéh recommence. La première parachah de Béréchiyth pose la cosmogonie biblique, c'est-à-dire l’exposé de la formation de l’univers. A la narration de la création en 7 jours, ou phases, notre parachah se poursuit en s’intéressant à l’Histoire de l’humanité en relation au divin. Séduit par le Serpent, le couple adamique échoue dans la démarche divine. L’exil hors d’Éden marque singulièrement le nouvel état humanitaire désormais voué à la malédiction de la Terre et à la mort. Les choix de vision se radicalisent avec les descendances d’Adam et Havah (Eve). Qaïn, impénitent, tue Hével (Abel).

Sheth, un troisième fils, remplacera Hével. Deux lignées adamiques en opposition de direction de vie coexisteront jusqu’au triomphe du mal sur toute la Terre. Mais un homme, Noah trouve grâce aux yeux d’Élohim…

 

Relativité du temps

Albert Einstein nous expose que le temps et l’espace sont intimement liés, l’un et l’autre ne sont que l’expression d’une même « chose » (davar, en hébreu, ce qui signifie « parole » et « chose »), c’est pourquoi on utilise le terme « d’espace-temps ». Cet espace-temps est la merveilleuse création, dont

nous faisons partie, qui nous entoure et dont nous bénéficions.

 

Nos scientifiques astrophysiciens et autres spécialistes du sujet nous disent qu’à l’origine probable de l’univers, au début, au point « Zéro » de la création, il y a 14,5 milliards d’années selon les savants, il y eut un « bing bang » d’énergie impressionnante pas plus grosse qu’un ballon de football ! Nous voulons bien les croire… La Parole ne s’opposant en rien à cette théorie.

 

Depuis, l’univers est en expansion telle une baudruche que l’on gonfle, cela se sait grâce aux observations mesurables. « Avant » le point zéro, il n’y avait rien ou plutôt pas même rien, car le mot rien pourrait signifier qu’il y avait du « vide »… Mais même le vide n’existait pas, car l’espace n’existait pas. Certains disent qu’il n’y avait alors qu’une pensée pure. Le temps n’existait pas non plus. Donc l’expression « avant le Commencement » ne veut rien dire non plus, car le « avant » est du domaine spécifiquement divin, et par conséquence indéfinissable, incompréhensible à la pensée humaine : Hors du temps et de l’espace. Le divin se situe en dehors du temps, le temps n’est qu’un élément de la création, un élément dans lequel l’homme évoluera. Nous comprenons pourquoi la notion du temps n’a pas le même poids, n’a pas la même signification, pour D.ieu et pour l’homme.

D.ieu est hors du temps, le temps est sa création, l’homme est inscrit dans le temps, il subit le temps inexorablement.

 

Les 7 jours de la création sont du domaine « vu » du divin, hors du temps, cela nous est exposé du chapitre 1 au chapitre 2 :3. Ensuite, nous entrons dans l’Histoire humaine … Cette fois, le texte ne parle plus en jours « divins », ou phases, mais en années, en années solaires, car les années sont « vues » de la Terre, dans le temps de l’homme, avec l’horloge humaine terrestre. Nous voici

désormais « dans le temps » et jusqu’à la fin des temps.

 

Remarque : les mots « éternité » et « monde » sont rendus en hébreu par un même terme : Olam. Ce qui conforte l’idée que l’espace et le temps sont de la même nature.

 

Nu ou rusé ?

« Or le serpent était la plus astucieuse de toutes les bêtes des champs que le SEIGNEUR Dieu avait faites » (TOB)

 

« Le serpent était le plus avisé de tous les animaux de la campagne que le SEIGNEUR Dieu avait faits » (NBS)

 

« Or le serpent était le plus fin de tous les animaux des champs que l’Eternel Dieu avait faits » (MAR)

 

« Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que Yahvé Dieu avait faits » (JER)

 

« Or le serpent était plus rusé qu’aucun animal des champs que l’Eternel Dieu avait fait » (DRB)

 

« Le serpent était nu, plus que tout vivant du champ qu’avait fait YHWH Élohim » (Chouraqui)

 

Le terme hébreu qui a donné les différentes traductions ci-dessus écrites en rouge est le mot [aroum] qu’on ne peut que rapprocher de [érom] ou [éyrom] qui est utilisé quelques versets plus loin pour dire : « qui t’a rapporté que tu es nu ? » verset 11

 

La relation entre la nudité et la ruse, c'est-à-dire celui qui se cache pour ne pas dévoiler son réel projet, est ici confortée par une identité ou une similitude orthographique de l’écrit en hébreu.

 

Verset 22 « YHWH Élohim dit : « voici le glébeux (Adam-homme) est comme l’un de nous pour connaitre (pénétrer) le bien et le mal… »

 

« la femme voit que l’arbre est bien à manger, oui appétissant pour les yeux, convoitable, l’arbre pour rendre perspicace… » (Chouraqui)

 

L’homme a perdu sa lumière naturelle, il s’est séparé de son Créateur. En pénétrant le fruit de la confusion du bien et du mal, le raisonnement propre non soumis à la confiance, à la foi en D.ieu, a durablement éloigné l’homme de son D.ieu… l’homme n’est plus en harmonie, en transparence avec D.ieu. L’homme a revêtu un habit fait de ruse, de « nudité-astucieuse » il est devenu semblable au « serpent »… Immédiatement, il tente de se cacher. Mais peut-on se cacher de D.ieu ? Il tente de se faire une « ceinture de feuille de figuier »… Figuier s’écrit (théénah) cette racine hébraïque est relative à : passion, désir charnel, prétexte, occasion, motif, chagrin, tristesse, affliction. Tout un programme qui nous permet de mieux cerner en quoi le couple adamique voulait exprimer sa faute en se « ceinturant » de feuille de figuier, comme pour se repentir de loin, en avouant le « fond » de leur sentiment.

 

Ève et la tradition primordiale de la femme à l’enfant

Et l’homme connut Havah sa femme ; et elle conçut, et enfanta Qaïn ; et elle dit, J’ai acquis un homme avec YHWH.” (Ge 4:1 )

 

La femme semble ignorer volontairement, intentionnellement, le rôle de son époux Adam dans la conception de Qaïn. Qu’est ce que cela signifie ? Havah était-elle à ce point ignorante ? Non. Havah était issue d’Éden où elle côtoyait le divin. Son intelligence de la nature était supérieure à ce que l’on peut imaginer, et sa vision prophétique dépassait certainement aussi ce que l’on peut en penser.

Havah, celle qui trouva intéressante la proposition du « Serpent », celle qui voulait s’approprier les prérogatives masculines, savait sans doute que la perte de l’Éden n’était que temporaire… que le retour en grâce se ferait par un « Adam » de sa descendance… Un sauveur, un messie naîtrait de la femme… C’est bien ce que le Seigneur lui laissa comme promesse après la chute.

 

et je mettrai inimitié entre toi et la femme, et entre ta semence et sa semence. Elle (sa semence, le Messie) te brisera la tête, et toi tu lui briseras le talon. A la femme il dit, Je rendrai très grandes tes souffrances et ta grossesse ; en travail tu enfanteras des enfants, et ton désir sera tourné vers ton mari ; et lui dominera sur toi.” (Ge 3:15-16)

 

Brulant les étapes, comme pour aider D.ieu, elle se projetait elle-même dans le rôle de cette femme qui serait la mère d’un "dieu"… Elle savait également que ce « sauveur » serait un nouvel Adam non conçu de l’homme mais de YHWH… Et c’est ce qu’elle dit. Rejetant son époux naturel, elle se fait épouse de YHWH, de Qui elle obtient un « homme » : j’ai acquis, dira t’elle un homme avec YHWH.

Qanatiy, j’ai acquis, sera l’origine du nom du fils premier né : Qaïn.

 

Le modèle de la « femme à l’enfant » qui obtient directement un enfant mâle d’un dieu sera un des symboles majoritaires qui imprégna les premières civilisations… Cette image se répandait également après le déluge dans toutes les régions où se développaient les cultes à « mystères » des mythes idolâtres, selon le modèle de Bavel-Babylone. Babylone qui devint, et pour cause, la désignation des prostitutions spirituelles, et des religions apostâtes.

 

Les visions messianiques

La perte de l’Éden était sans doute vécue comme un drame, comme un acte manqué. Toutes les pensées des premiers hommes conscients de la promotion humaine dans le cadre de la volonté divine devaient s’orienter dans la recherche du « retour » à YHWH, retour à l’environnement bénéfique d’Éden. Qaïn ou Hével, les deux frères à priori jumeaux, estimaient que la réouverture des portes d’Éden ne serait que le résultat d’un acte compensatoire de rapprochement (qorban ; sacrifice), un acte agréé de D.ieu. Qaïn offrit des fruits de la terre en offrande tandis que Hével offrit des premiers nés des animaux de son troupeau.

 

En offrant des fruits de la Terre, Qaïn proposait le résultat de sa démarche messianique, c'est-à-dire une proposition de reconquête de l’environnement divin perdu. Cette dernière mettait en jeu le mérite du travail de l’homme : la culture ; à partir d’un élément : la Terre, qui était frappée de malédiction.

 

Et à Adam il dit, Parce que tu as écouté la voix de ta femme et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’ai commandé, disant, Tu n’en mangeras pas, – maudit est le sol à cause de toi ; tu en mangeras en travaillant péniblement tous les jours de ta vie. Et il te fera germer des épines et

des ronces, et tu mangeras l’herbe des champs. A la sueur de ton visage tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes au sol, car c’est de lui que tu as été pris ; car tu es poussière et tu retourneras à la poussière.” (Ge 3:17-19)

 

Lever la malédiction consistait alors pour Qaïn à s’appuyer, à se prévaloir de ses oeuvres… en somme à se justifier par ses oeuvres pour recouvrer la vie et la félicité perdues. Son offrande, son projet messianique, n’était pas dans ce sens acceptable, car voué à l’échec. Voué à l’échec à cause de la présomption des oeuvres, à cause des produits issus d’une base maudite, à cause d’une offrande non représentative de la nécessité immédiate de : « sans effusion de sang il n’y a pas de pardon »

 

Et presque tout, d’après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon.” (Heb 9:22)

 

Hével offrit des premiers nés de son troupeau. Hével n’offrit pas un fruit de la terre maudite, il offrit les premiers nés, c'est-à-dire le meilleur, car pour Hével l’offrande à YHWH ne pouvait être constituée que de ce qu’il aimait le plus, de ce qu’il y avait de plus précieux. Nous pouvons imaginer qu’il offrit le meilleur, dans la vision du Mashiah Yéshoua, l’Agneau d’ Élohim. La démarche « messianique » d’Hével eut l’agrément de D.ieu. IL fut moins favorable à celle de Qaïn. Mais Qaïn, plutôt que de s’associer à son frère, plutôt que de se réjouir humblement qu’une des deux offrandes avait l’agrément de D.ieu, éprouva de la frustration.

 

mais à Qaïn et à son offrande, il n’eut pas égard. Et Qaïn fut très irrité, et son visage fut abattu. Et YHWH dit à Qaïn, Pourquoi es–tu irrité, et pourquoi ton visage est–il abattu ? Si tu fais bien, ne seras– tu pas agréé ? Et si tu ne fais pas bien, le péché est couché à la porte. Et son désir sera tourné vers toi, et toi tu domineras sur lui.” (Ge 4:5-7)

 

Quelle phrase ! Elle semble dire : Qaïn, si ton offrande était bonne, si elle était véritablement pure, sans calcul, sans recherche autre que la gloire de D.ieu… N’aurait-elle pas été agréée ? Mais tu n’as pas agi correctement dans les offrandes, c’est ta propre gloire que tu recherchais. Maintenant reviens de tout ton coeur, si tu ne reviens pas de tout ton coeur, attention le péché t’envahira.

 

Vous présentez sur mon autel du pain souillé, et vous dites, En quoi t’avons–nous profané ? En ce que vous dites, La table de YHWH est méprisable.” (Mal 1:7)

 

Un homme frustrera–t–il Dieu ? Toutefois, vous me frustrez, et vous dites, En quoi te frustrons–nous ? Dans les dîmes et dans les offrandes élevées.” (Mal 3:8 )

 

Samuel dit au peuple : N’ayez point de crainte ! Vous avez fait tout ce mal ; mais ne vous détournez pas de YHWH, et servez YHWH de tout votre coeur.” (1Sa 12:20 )

 

Tout le travail de Qaïn n’était pas récompensé, mis en valeur comme Qaïn l’avait peut-être imaginé, comme son dû, sa récompense. De longues semaines de travail du sol, comparées à la vie tranquille du berger Hével dans les pâturages, pour en arriver à ne pas être préféré !! … Ce sentiment fut suffisamment sombre et lourd, pour qu’il en arrivât à vouloir en parler à son frère dans les champs.

Que voulait-il faire dans les champs ? Les champs étaient le lieu que Qaïn s’était approprié. La vue de son travail ne convaincrait-elle pas son frère Hével de la supériorité et du mérite et du bon sens de sa démarche ? Mais Hével avait une toute autre vision du « retour » à D.ieu. Hével avait compris que rien ne pouvait venir de l’homme, le salut ne pouvait provenir que de D.ieu Lui-même. Hével visionnaire a perçu le Mashiah, Agneau d’Élohim.

 

Le messianisme de Qaïn se basait sur ses propres mérites. Celui de Hével se basait sur l’abnégation et l’espérance de l’intervention de D.ieu, quitte au sacrifice de sa propre vie.

 

En cela « Hével le juste », le premier sacrificateur et le premier assassiné pour avoir choisi le sacerdoce, fut un précurseur digne de Moshéh comme de Paul, qui disaient : « Seigneur prend ma vie pour le peuple, pour mes frères ! »

 

Les exils

Chaque défection vis-à-vis des commandements d’Élohim conduit ceux que D.ieu aime dans un exil, non définitif, mais dans une sorte de dégradation de la situation de vie qui se comprend comme une correction de notre Père et qui se comprend aussi comme un éloignement toujours plus prononcé de la présence de D.ieu. Ainsi le couple adamique fut-il chassé d’Éden, ainsi Qaïn fut-il soumis à l’errance nomade… Privé de la terre qu’il s’était « acquise » pour la cultiver selon son vouloir, il devait retrouver un chemin de bénédiction dans le vagabondage… Mais il s’obstinait encore dans sa

rébellion. Il fut sédentaire et construisit une ville pour s’auto protéger. Après le déluge, la pensée qaïnite n’avait pas disparu. Nimrod « le rebelle » devint le fils spirituel de Qaïn, et initiateur des grandes villes, centrales de l’idolâtrie telle Bavel-Babylone, dont les filles existent encore aujourd’hui.

Ainsi se confirme l’éloignement de ceux qui raidissent le cou, par l’exil puis par l’abandon aux sens reprouvés.

 

L’exil est synonyme de mort. Lorsqu’un israélite était, pour cause de rébellion avérée, retranché de son peuple, il était considéré comme mort. Si Israël et Juda furent dispersés, c’est à cause de leurs rebellions et leur obstination.

 

C’est pourquoi prophétise, et dis–leur, Ainsi dit le Seigneur(Adonaï) YHWH , Voici, j’ouvrirai vos sépulcres, et je vous ferai monter hors de vos sépulcres, mon peuple, et je vous amènerai dans la terre d’Israël.” (Eze 37:12)

 

Les chemins « modèles » de Hével et de Qaïn s’offrent toujours à l’homme. Bien-mal; orgueil; humilité; égo-altruisme… etc. Soyons conscients que la Parole est écrite pour nous servir d’enseignement, d’avertissement, examinons bien nos pensées profondes, nos réelles motivations.

Quelles sont les pulsions qui nous font agir ? Avons-nous toujours le souci de la gloire du Seigneur (Adonaï) qui est notre gloire ou cherchons-nous à satisfaire la vanité ? Jugeons nous nous-mêmes au regard de la Parole et du Souffle sous le regard du Seigneur (Adonaï) et repentons-nous ! IL nous accueillera.

 

«Car c’est à Toi, qu’appartiennent sans fin, le règne, la puissance et la gloire»

 

 

Shabbat Shalom véshavoua tov JYH D'après "Blog kéhila"

 

(Copie autorisée et même souhaitable, à condition d'en redonner le texte intégral et les sources)

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Nicolas Papaïconomou
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walérian 29/09/2013 16:25

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  • : Mes recherches personnelles dans les saintes écritures pour persévérer dans la saine doctrine. "Christ en moi" la vraie vie.
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  • Je vis ma foi en Yeshoua ( Jésus) au quotidien. Je fuis la religion des hommes et cherche la présence de Dieu-Elohim comme un trésor. Je m'attends aux directives de l'Esprit de Dieu-Elohim qui est l'Esprit de vie.
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